RELATIONS CONSCIENTES

 

2ème PARTIE : GARCONS ET FILLES, HOMMES ET FEMMES

 

Traduction française: linda@mayanmajix.com

 

NOUS RECHERCHONS TOUS L'EXPERIENCE D'ETRE DE VERITABLES HOMME OU FEMME, D'ETRE "ADULTE" CE QUI EST UNE AUTRE FACON DE DIRE QUE NOUS CHERCHONS A REALISER L'INTIMITE EMOTIONNELLE AVEC NOUS-MEMES, AVEC L'AUTRE ET LE MONDE QUE NOUS RENCONTRONS.

NOUS NE SAVONS POURTANT PAS CE QUE PEUT ENTRAINER UNE TELLE EXPERIENCE. NOTRE MONDE MODERNE NE NOUS DONNE PAS D'EXEMPLE DE CE QUE SIGNIFIE ENTRER AUTHENTIQUEMENT EN INTIMITE AVEC TOUS LES ASPECTS DE NOTRE EXPERIENCE DE VIE ET ENCORE MOINS AVEC NOUS-MEMES. TANT QUE NOUS DEMEURONS ETRANGERS A UNE TELLE RENCONTRE, NOUS DEMEURONS DES GARCONS ET DES FILLES ENTRETENANT DES REVES IRREALISTES A PROPOS CE QUE SIGNIFIE ETRE "ADULTE". LORSQUE NOUS VIVONS DANS CES FANTASMES NOUS CONNAISSONS LE CHAGRIN.

 

 

INVITATION A L'INTIMITE AUTHENTIQUE…

Il y a un monde de différence entre les garçons et les filles, et les hommes et les femmes. La différence est essentiellement la capacité émotionnelle, et n'est donc pas immédiatement apparente extérieurement. A la surface, nous adultes, pouvons prétendre être un homme ou une femme, mais quand le test de l'intimité est appliqué, que cela se rapporte à l'intimité avec nous-mêmes, avec quelqu'un d'autre, ou avec ce que Dieu représente pour nous, notre véritable état d'être se révèle inévitablement. Généralement, nous les adultes, ne sommes des garçons et des filles qu'en façade. Etant donné que dans le monde moderne le développement de notre corps émotionnel diminue rapidement à mesure que nous nous éloignons de l'enfance, notre âge moyen affectif est d'environ sept à quatorze ans.

L'un des moyens les plus rapides pour surmonter cette situation émotionnelle immature est de rechercher une authentique expérience d'intimité. Ceci car l'intimité émotionnelle, pour être authentique, exige de la présence, de l'honnêteté et donc de la vulnérabilité.


Seuls ceux qui sont émotionnellement matures s'autorisent à être vulnérables.
Seuls ceux qui sont émotionnellement immatures évitent la vulnérabilité.

Lorsque nous essayons d'expérimenter l'intimité, nous devenons conscients de ce qui nous fait fuir la rencontre dans notre expérience, où nous ne pouvons pas être honnête et donc où nous nous protégeons nous-mêmes de l'expérience de la vulnérabilité. Découvrir les points d'invulnérabilité en nous-mêmes est la même chose que de découvrir les points de peur, de colère et de chagrin. C'est également la même chose que de découvrir les zones de notre corps émotionnel qui sont bloquées et donc sous-développées. C'est pourquoi, une fois que nous avons accompli un certain niveau de travail intérieur en nous-mêmes, une fois que nous avons atteint un certain niveau d'intimité avec nous-mêmes, il est nécessaire d'entrer consciemment dans une relation intime avec un autre être humain.

Croire que nous pouvons nettoyer tous les aspects de notre corps émotionnel tout seuls est illusoire. Il y a énormément de purification émotionnelle que nous pouvons accomplir nous-mêmes en utilisant le monde extérieur comme miroir, et pourtant y travailler seuls ne peut nous aider à effacer toutes les empreintes liées aux relations expérimentées. Il y a un certain travail de nettoyage émotionnel qui ne vient à la lumière que lorsque nous avons l'intention de devenir complètement vulnérables avec un autre être humain. C'est la puissance d'une "relation consciente"; elle nous aide à franchir la prochaine étape dans l'élimination des obstacles qui se dressent entre nous et la rencontre intime avec toute vie. Entrer dans une relation avec un autre être humain avec cette intention c'est nous inviter à aller plus profondément dans l'intimité authentique.

Une fois que nous sommes en mesure de nous donner de l'amour à nous-mêmes de manière inconditionnelle, la prochaine étape est de donner

de l'amour à l'autre de manière inconditionnelle.

Cette prochaine étape est cruciale dans notre évolution affective, car c'est seulement une fois que nous sommes en mesure de donner de l'amour sans condition à un autre être humain - ce qui à son tour transforme nos relations avec tous les êtres humains - que nous sommes capables de nous approcher de Dieu sans condition.

Ce n'est que lorsque nous nous approchons de Dieu inconditionnellement que nous entrons dans un rapport authentique avec

ce que Dieu représente pour nous.

Entrer dans une relation avec quelqu'un dans l'intention d'expérimenter l'intimité authentique invite à un développement émotionnel important. L'intimité authentique n'est pas une expérience qui se produit juste parce que nous le voulons. Elle ne peut être achetée, revendiquée ou demandée. La capacité de manifester une telle rencontre n'est pas déterminée par la classe, le droit de naissance, la culture, la religion, la richesse, la race, ou quelque statut mondain; elle est déterminée par le courage émotionnel.

La capacité d'entrer dans l'intimité authentique avec un autre être humain est donc un baromètre fiable pour séparer les hommes des garçons et les femmes des filles. Bien que les garçons et les filles peuvent faire semblant d'être des hommes et des femmes dans la manière dont ils se comportent extérieurement dans les aspects mentaux et physiques du monde - à travers une projection de leur comportement mental et physique, leur apparence et les circonstances de leur vie - intérieurement, le cœur ne peut être berné. La véritable intimité ne peut être feinte.

L'intimité authentique est avant tout un état émotionnel qui est émis au sein de nos expériences mentales et physiques, et non déterminé par elles.

Comme pour l'expérience de la prise de conscience du moment présent, il est plus facile de dire ce que l'intimité authentique n'est pas que de décrire exactement ce qu'elle est. Décrire trop clairement de quoi il s'agit encourage le corps mental à penser qu'il existe un ensemble de règles à suivre pour réaliser l'expérience. Il n'existe que des lignes directrices pour entrer dans l'intimité véritable; l'expérience réelle est toujours un lâcher-prise à, et une rencontre avec, l'inconnu.

La différence entre les garçons et les filles, et, les hommes et les femmes, est que les garçons et les filles croient encore que la qualité de leur relation a quelque chose à voir avec la personne avec laquelle ils ont une relation. Les hommes et les femmes savent que c'est une illusion et que se comporter ainsi est fantaisiste.

Les hommes et les femmes savent que la qualité de toute relation engagée avec quelqu'un est déterminée par l'état de notre propre cœur.

Nous ne pouvons envisager sérieusement d'entrer en relation consciemment avec quelqu'un que lorsque nous nous sommes, dans une certaine mesure, déjà engagés dans cette qualité de relation, avec nous-mêmes. Garçons et filles entrent en relation entre eux non pas pour continuer à évoluer mais pour s'en cacher. Leur attention se porte donc principalement sur l'autre, sur "ce que l'autre a à donner".

Dans une relation intime et sincère, l'attention se porte sur notre propre cœur et ce que nous irradions vers l'autre, sur "ce que nous leur donnons inconditionnellement". En d'autres termes, quand il s'agit de relations, un autre baromètre utile de différenciation entre les garçons et les filles et, les femmes et les hommes, est de savoir si l'intention est de "donner" ou "d'obtenir".

ÊTRE ENSEMBLE ...ET L'ESPACE

L'intimité authentique exige l'honnêteté, parce que l'honnêteté détruit les illusions découlant de l'empreinte émotionnelle de notre enfance à propos de ce que nous "pensons" qu'une relation puisse être. Une autre différence que l'on peut discerner entre garçons et filles, et, hommes et femmes, est que les hommes et les femmes ont vu leurs illusions enfantines être brisées lorsqu'ils sont "tombés amoureux" et qu'ils sont reconnaissants pour cela. Cheminer dans l'intimité authentique nécessite que nous nous confrontions à nos illusions personnelles concernant les relations à tous les niveaux; notre relation avec nous-mêmes, celle avec les autres et celle avec ce que Dieu représente pour nous. C'est ce qui rend l'engagement dans la véritable intimité une étape si cruciale dans l'évolution de notre espèce. Les religions et les disciplines spirituelles qui, par toutes les manières nous privent de cette expérience, se dressent entre nous et l'illumination. Sans expérimenter l'intimité authentique avec un autre être humain, l'illumination est improbable. Chaque fois que nous sommes amenés à croire qu'une expérience monastique, célibataire est spirituellement bénéfique, nous sommes induits en erreur, désinvestis et distraits dans notre voyage vers la réalisation de soi et de celle de Dieu.

La pratique du célibat - celle de vivre à l'extérieur de l'expérience intime physique, mentale et émotionnelle avec un autre être - n'est qu'une partie du voyage intérieur, pas "le voyage". La vie monastique est nécessaire pour que nous puissions acquérir le sens de notre propre énergie, de notre Soi. Nous ne pouvons pas avoir une idée claire du Soi tandis que nous sommes empêtrés au sein de notre groupe familial de naissance, et nous ne pouvons pas non plus réaliser cela lorsque nous quittons notre expérience familiale pour entrer directement dans l'expérience d'une relation avec quelqu'un.

Il est hautement bénéfique et nécessaire de vivre une vie monastique, dans un état de célibat, pendant une certaine période de notre vie, afin que nous puissions connaître le sens authentique du Soi.

Au cours un célibat transitoire, l'expérience est d'entrer, d'explorer et d'établir une relation authentique avec nous-mêmes. Lorsque nous nous engageons dans une relation physique avec une autre personne sans nous être d'abord donné l'occasion à nous-mêmes d'acquérir un "sentiment de Soi", nous nous perdons inévitablement totalement nous-mêmes au sein de "la relation". "La relation" devient alors tout pour nous. Par conséquent, nous réagissons à l'enfermement de cette situation en "recherchant l'espace chez l'autre". Avoir un sens de l'espace personnel n'est possible que lorsque nous avons un sens du Soi, de notre propre énergie, de ce que l'on ressent en étant dans le monde émotionnellement en étant détaché des autres. Idéalement, cette expérience de célibat - avec l'intention d'acquérir un "sens concret du Soi"- doit être établie et maintenue pendant une période de temps raisonnable avant de s'engager dans une relation intime sur les plans physique, mental et affectif avec l'autre.

Un homme et une femme apportent de l'espace dans la relation entre eux, alors qu'un garçon et une fille, lorsqu'ils sont en relation ensemble, finissent inévitablement par avoir besoin de l''espace de l'autre.

Vivre une période de célibat délibérément induite est "la pratique de reconnaître et de maintenir le ressenti de l'espace en soi-même afin d'avoir la capacité d'apporter ce sentiment d'espace au sein de toutes les autres rencontres". Ce sentiment d'espace intérieur est alors amené dans la relation intime consciemment engagée avec l'autre et c'est ce qui donne un tel espace à la relation pour pouvoir respirer.

"L'espace" est ce qui donne vie à l'intimité, non pas la fusion.

Une relation intime avec un autre être humain n'est pas possible tant que nous entretenons encore les illusions imprimées en nous par nos parents, la culture, la religion, les systèmes politiques et économiques. L'une de ces illusions est que nous pouvons utiliser une relation comme un moyen d ' "être ensemble". Toutefois, toute personne qui a pris le temps d'explorer une relation avec lui-même sait bien que notre état d'être n'est pas généré extérieurement, c'est une expérience intérieure qui est déterminée par l'état de notre monde intérieur. Nous devons d'abord maîtriser le fait d'être avec nous-mêmes avant de pouvoir être authentiquement avec quelqu'un. Si nous ne maîtrisons pas le fait d'être avec nous-mêmes avant d'entrer dans une relation, nous supposerons qu' "être ensemble" s'accomplit grâce à des choses que nous "faisons". Notre relation ne sera donc pas un état "d''être avec l'autre", mais se caractérisera par "quelque chose que nous faisons lorsque nous sommes ensemble".

C'est pourquoi nous croyons à tort que se marier et avoir des enfants va ajouter quelque chose à notre relation. Par conséquent, chaque fois que nous rencontrerons des obstacles dans notre relation, nous nous demanderons "Ce que nous pouvons faire pour régler nos problèmes". Nous définirons la santé de notre relation par "ce que nous faisons ensemble et combien de choses nous faisons ensemble".

Si nous n'avons pas encore établi le sens du Soi, le sens de l'espace personnel, alors, à chaque fois que le besoin d'espace cherchera à entrer dans notre expérience relationnelle, nous croirons que "quelque chose ne va pas".

Nous dirons, "Tu es un peu silencieux… y-a-t-il quelque chose qui ne va pas ?" Ou, "Nous n'avons rien fait ensemble depuis longtemps ... y-a-t-il quelque chose qui ne va pas ?" Dans de tels moments, nous croyons que nos actions sont nécessaires pour remplir tout espace vide qui s'installe dans la relation. Une fois que nous en avons assez de 'faire' et que le vide commence à s'installer dans ces moments de plus en plus immobiles, nous croirons que la relation est terminée.

Renverser ces types d'illusions sur les relations nécessite que nous faisions face aux nombreux aspects des fantasmes que nous avons construits autour de l'amour, du mariage, des relations, du sexe et de tout ce que nous associons avec le fait d'avoir une relation intime avec un autre être humain. Confronter et dissoudre notre fantasme est ce qui nous réveille à l'authenticité.

Nous devons dissoudre l'illusion du "Il était une fois" à propos des relations de sorte que nous abandonnions notre intention inauthentique d'utiliser celles-ci comme un moyen de 'vivre heureux pour toujours".

LA VOIE DE LA CONSCIENCE ...

Pour aider à la dissolution de l'empreinte que nous portons concernant le rôle des relations dans notre évolution, il est nécessaire de renouer avec La Voie de la Conscience comme cela est expliqué dans le livre THE PRESENCE PROCESS ( Le Processus de la Présence)

La Voie de la Conscience est un outil de perception nous permettant de comprendre et donc de travailler avec notre flux d'énergie naturelle tandis qu'il se déplace du plan vibratoire vers et à travers notre expérience émotionnelle, mentale et physique.


C'est précisément parce que nous ne sommes pas conscients de - et que donc nous ne respectons pas - la voie naturelle énergétique de la conscience que nous utilisons tous dans toutes les rencontres que nous faisons dans ce monde, que nous acceptons si facilement les états illusoires comme étant des possibilités réelles et durables.

Si les pilotes ne comprennent pas les mécanismes de l'aérodynamique, il ne leur est pas possible de piloter un avion. Sans cette prise de conscience, toute croyance qu'ils peuvent avoir en leur capacité à piloter un engin sera basé sur l'illusion, tout comme un enfant jouant avec un avion-jouet. La même chose s'applique au paradigme des relations. A moins que nous ne comprenions La Voie de la Conscience et que nous ne travaillions consciemment avec elle, notre intention d'entrer dans une relation et d'expérimenter l'intimité authentique est destinée à n'être qu'un fantasme.

Ceci parce que sans cette conscience, nous aborderons l'expérience basée sur notre empreinte et sur ce que le monde nous présente, ce qui ne repose que sur de l'illusion. Se familiariser avec La Voie de la Conscience nous éveille aux mécanismes énergétiques desquels toutes les relations doivent découler pour être authentiques et réellement intimes.

Lorsqu'un pilote décolle et atterrit, il y a certaines procédures qui doivent être suivies pour faciliter cette expérience. Notre entrée dans ce monde n'est pas différente; lorsque nous naissons, notre conscience se déplace délibérément le long d'une voie énergétique qui ne nous apparaît pas immédiatement de manière évidente. La Voie de la Conscience est facilement discernable en observant le développement initial d'un bébé. Lorsqu'un bébé naît :


Tout d'abord il crie : il est purement un être émotif.

Puis il commence à adopter un comportement émotionnel pour communiquer; sa conscience entre dans l'activité mentale.

Il commence alors à s'impliquer physiquement à son expérience en étant capable de contrôler consciemment son corps, en pouvant atteindre et saisir des choses, etc.

La Voie de la Conscience se déploie donc du plan émotionnel au plan mental au plan physique. Ce chemin est également évident tandis que nous passons de l'enfance à l'âge adulte. En tant qu'enfants, nous sommes avant tout des êtres essentiellement émotionnels. Vers l'âge de sept ans nous entrons alors dans la scolarité et notre activité mentale augmente au point que nous sommes appelés garçons et filles. Vers l'âge de quatorze ans nous passons ensuite à travers une transformation physique appelée puberté et sommes en conséquence appelés adolescents. Cette étape se poursuit jusqu'à l'âge de 21 ans, date à laquelle nous fêtons notre entrée dans l'âge adulte.

Nous pouvons clairement voir que chacun de ces cycles de sept années sont axés sur un aspect différent de notre développement; en tant qu'enfants notre développement est émotionnel, en tant que garçons et filles il est plus mental et en tant qu'adolescents nous devenons plus orientés vers le physique. La Voie de la Conscience se déplace à nouveau du plan émotionnel au plan mental au plan physique.

La Voie de la Conscience se révèle de manière évidente au sein de toutes nos activités, que nous en soyons conscients ou non. Lorsque nous n'avons que peu ou pas conscience du corps émotionnel, notre attention n'est généralement portée que sur notre participation mentale et physique sur cette voie. Par exemple, nous voyons une robe accrochée dans une vitrine qui attire irrésistiblement notre attention. On pourrait croire au départ que nous désirons la robe pour son apparence, pour l'aspect physique de l'expérience. Toutefois, si nous sommes capables d'aller vérifier en nous-mêmes sur le plan émotionnel, nous découvrons que notre attrait pour la robe est conduit par un "sentiment", par ce que nous pensons que le port de ce vêtement va nous permettre de ressentir. Puisque le corps émotionnel est à l'origine de la Voie de la Conscience tandis que nous entrons et interagissons avec ce monde, le contenu émotionnel de l'expérience est toujours la cause que nous en soyons conscients ou non. Lorsque nous voyons la robe, nous entretenons d'abord une illusion quant à la façon dont elle va nous permettre de nous sentir (émotionnel), nous calculons ensuite comment nous allons l'acquérir (mental), et c'est seulement après que nous l'achetons et que nous la portons (physique). Ainsi, le simple fait d'acquérir une robe rend hommage au chemin parcouru le long de cette voie du plan émotionnel au plan mental au plan physique.

Depuis le moment de son achat, nous parcourons à nouveau La Voie de la Conscience : si nous portons la robe et que la réaction des autres n'est pas ce que nous désirons, si elle ne nous permet pas de nous sentir bien quand nous la portons en public, nous décidons alors mentalement qu'elle ne convient pas, nous l'enlevons, nous la rangeons dans l'armoire et faisons comme si elle n'existait plus.

Cette observation de la Voie de la Conscience s'applique également avec l'achat d'une voiture, obtenir "ce" travail, se faire "ces" amis et, bien sûr, de trouver "celui ou celle" de qui nous allons "tomber amoureux", nous marier et "vivre heureux pour toujours". Tous ces mouvements de notre conscience voyagent le long de cette Voie de la Conscience. Examinons maintenant le mouvement de cette énergie à la lumière de ce que nous appelons "tomber amoureux".

Quand nous sommes encore émotionnellement des garçons et des filles et que nous nous trouvons attirés par quelqu'un au point que nous croyons que c'est "La personne", ce que nous disons en réalité est : "C'est la personne qui peut satisfaire mes besoins, qui me désire et qui peut faire pour moi ce que je ne peux encore émotionnellement faire pour moi-même par manque de maturité ".

Toute romance, tout attrait soudain et passionné pour un autre être humain, peu importe la façon dont nous "Hollywoodons" les circonstances, est une expérience conduite inconsciemment et qui se réveille en nous uniquement lorsque nous découvrons notre propre incomplétude émotionnelle reflétée dans l'autre. Le point d'origine de cette soudaine "passion" vient toujours d'une inadéquation de notre corps émotionnel. Généralement nous croyons que nous sommes attirés par la beauté physique de l'autre car nous n'avons pas conscience du corps émotionnel et parce que nous sommes physiquement fascinés par le monde. Cependant, tout comme pour la robe ou la voiture, c'est la manière dont l'autre nous permet de nous sentir - ou la façon dont nous pensons que nous pouvons nous sentir en étant auprès d'une telle personne – qui nous attire tellement.

Ce que nous disons réellement lorsque nous nous écrions: "J'ai trouvé quelqu'un pour me rendre heureux!" est que nous avons rencontré quelqu'un qui reflète les problèmes que nous devons résoudre en nous-mêmes afin d'amener notre corps émotionnel vers l'équilibre.

Malheureusement, puisque nous manquons de conscience émotionnelle dans nos corps, nous ne sommes pas prêts de prendre conscience de la réalité de ceci. En conséquence nous entrons dans la danse inconsciente appelée "romance", en croyant que nous nous dirigeons vers une expérience appelée "bonheur". Inévitablement, les caractéristiques mêmes qui nous ont attirées vers cette personne au départ, seront - quelques jours après la cérémonie du mariage - les mêmes attributs qui commenceront à nous rendre fous.

Telle est la situation inévitable de tous ceux qui se précipitent la tête la première et inconsciemment le long de la Voie de la Conscience vers quiconque reflète leurs problèmes émotionnels non intégrés. Ce comportement inconscient et bêtement ignorant est le fondement de toute romance. La romance est par nature une danse d'ivresse inconsciente qui se termine par une gueule de bois émotionnelle le matin suivant la nuit de noce.

Plus nous nous informons sur La Voie de la Conscience, plus nous amenons notre attention sur le point d'origine de notre comportement - ce qui signifie se familiariser avec l'état de notre corps émotionnel – plus il est improbable que nous ayons encore à danser dans les bras d'une autre relation fantôme.

Lorsque nous sommes conduits dans une relation avec un autre être humain sur les ailes de la passion, nous entrons dans une relation inconsciente dans laquelle la possibilité de découvrir l'intimité véritable est improbable. Nous pouvons avoir des rencontres éphémères avec l'intimité, comme le goût du bonheur passager que l'on on a lorsqu'on découvre une nouvelle drogue, mais ce goût deviendra amer et nous le chasserons en vain jusque dans les couloirs sans-issue de la déception et du chagrin. Puisque nous sommes entrés dans la relation inconsciemment, nous l'avons fait comme "un moyen de répondre à nos besoins et nos désirs"; nous l'avons fait dans une tentative "d'obtenir quelque chose" de l'autre. Afin de réussir dans ce type de relation, tous nos baromètres seront donc basés sur le 'faire' et sur des réalisations sur le plan matériel, comme se marier, avoir des enfants, acheter une "belle" maison, vivre dans un quartier acceptable, avoir le bons amis, avoir une bonne situation professionnelle, etc…

En d'autres mots, dans une relation inconsciente, l'intention est bien de voyager le long de La voie de la Conscience du plan émotionnel vers le plan mental jusqu'au plan physique, la relation est un moyen qui nous permet de nous positionner concrètement dans le monde. Par conséquent notre relation ne durera et ne sera satisfaisante pour nous qu'en étant en accord avec notre capacité à réaliser ces paramètres matériels. Si, pour une raison quelconque, les circonstances qui font obstacle à nos intentions l'emportent, la relation va automatiquement commencer à se démanteler. Puisqu'il n'y a pas de véritable amour dans une relation inconsciente, les choses, le statut, le succès extérieur, deviennent essentielles. A moins que cette approche du conte de fées de "vivre heureux pour toujours" puisse être maintenue, la relation est menacée.

C'est à nouveau une caractéristique cruciale qui sépare les relations conscientes des relations inconscientes, ou les garçons et les filles des hommes et des femmes; les garçons et les filles ont besoin de jouets et de choses, de poupées et de voitures, de petites tapes dans le dos et de récompenses, pour garder leur maison de jeux en mouvement. S'il n'y a plus de jouets ou de friandises, le plaisir s'éteint et personne ne veut plus jouer "au papa et à la maman".

Les hommes et les femmes qui entrent dans une relation consciente avec l'intention d'explorer la véritable intimité n'ont pas besoin de supports extérieurs.

La raison pour cela est que dans une relation consciente il ne s'agit pas de parcourir La Voie de la Conscience vers des niveaux plus extrêmes d'extériorisation; il s'agit de la parcourir à l'envers. Chaque fois que nous cherchons à nous approcher de ce que Dieu représente pour nous, nous inversons automatiquement la Voie de la Conscience. Un bon exemple est un enfant entrain de prier : Lorsqu'un enfant se met à genoux pour prier, il met d'abord ses mains ensemble (physique), puis il dit sa prière (mental), et ces mots provoquent un profond ressenti (émotionnel) chez ceux qui l'écoutent. L'acte de la prière inverse automatiquement La voie de la Conscience et déplace donc ainsi l'énergie du plan physique vers le plan mental vers le plan émotionnel.

On assiste au même inversement d'énergie lors des pratiques de méditation: d'abord on nous apprend à rester assis dans une posture (physique), puis on nous donne un mantra pour concentrer nos pensées (mental), puis à travers l'engagement nous activons des sentiments d'amour et de dévouement (émotionnel).

Les aspects physique et mental de la prière et de la méditation servent à déplacer notre attention le long de la Voie de la Conscience vers le point d'origine de notre expérience dans ce monde : l'émotionnel ou le cœur; et ce n'est que lorsque nous activons cette partie de l'expérience que cela devient une réellement transformateur pour nous. Ce n'est que lorsque nous entrons "au cœur du problème" que nous sommes capables de pénétrer dans une expérience vibratoire (spirituelle) authentique. Sans le ressenti, la prière ou la méditation sont mécaniques et ne mènent à rien de profond. Ceci parce que notre essence - ou notre relation avec ce que Dieu représente pour nous - ne peut être uniquement expérimentée à travers des circonstances physiques ou une activité mentale; cela demande la composante du "ressenti" afin qu'elle puisse percevoir et interagir avec les caractéristiques vibratoires de notre Être. C'est par le cœur que nous apprenons à nous connaître ainsi que ce que Dieu est pour nous, parce que c'est par le cœur que nous prenons conscience du plan vibratoire. Celui-ci ne peut être connu uniquement par la pensée ou par les circonstances physiques, il doit être appréhendé par le déplacement du physique, à travers le mental, puis dans et à travers le corps émotionnel afin d'être perçu de manière authentique.

Le corps émotionnel, le cœur, est la porte d'entrée vers la conscience vibratoire.

Lorsque nous entrons dans une relation consciente avec quelqu'un, ceci doit également faire partie de notre intention: Que "la relation" soit un véhicule pour nous faciliter l'inversion consciente de l'orientation de notre attention le long de la Voie de l'Attention. Nous ne cherchons pas alors l'intimité authentique comme moyen de mieux nous extérioriser sur le plan matériel, mais nous l'utilisons délibérément comme moyen de faire évoluer notre prise de conscience du plan physique, à travers le mental puis dans l'émotionnel, avec l'intention d'embrasser la vibration. Par conséquent, les maisons, les voitures, le mariage, les enfants, le statut, les bons voisins et le standing social approprié n'ont absolument rien à voir avec la "relation".

Ces expériences extérieures vont et viennent comme les saisons, mais elles ne déterminent pas la trame d'une relation consciente; seuls peuvent déterminer cela : "le niveau de notre présence les uns avec les autres", notre capacité à être physiquement, mentalement et émotionnellement vulnérables et, notre capacité à être honnêtes les uns avec les autres. Et tout cela est déterminé non pas par l'autre personne, mais par la profondeur de notre relation avec notre propre cœur.

L'intention des hommes et des femmes est d'entrer dans une relation avec quelqu'un afin de pouvoir inverser consciemment le mouvement le long de La Voie de la Conscience afin que l'attention puisse être ancrée sur le point d'origine de l'expérience. Les garçons et les filles ne prêtent aucun intérêt à ces choses-là, ils sont fixés sur les jouets et dans l'attente que Papa et Maman – ou toute personne qu'ils pourront amener à remplir ce rôle - comblent leurs besoins et leurs désirs.

 

RITES DE PASSAGE ...

En cette ère civilisée, notre voyage à travers et le long de La Voie de la Conscience depuis l'enfance vers l'âge adulte se déroule inconsciemment. Toutefois, cela n'a pas toujours été le cas. Il fut un temps dans notre expérience humaine où les communautés reconnaissaient cette voie énergétique et ses points de passage en utilisant des processus délibérés appelés "rites de passage".

Un rite de passage est un processus d'intégration et de facilitation consciemment mis en place pour nous permettre de passer d'un état à un autre.

"Les cérémonies d'attribution de nom" faisaient partie de notre expérience de développement à l'époque où nous vivions encore en communauté les uns avec les autres. Ces cérémonies servaient de rites de passage importants pour marquer et reconnaître collectivement le parcours d'un individu de l'enfance vers l'âge adulte sur la Voie de la Conscience. Quand un enfant naissait, il recevait un nom en fonction des circonstances dans lesquelles il était entré dans ce monde.

Selon que l'enfant arrivait en ce monde en criant et en donnant des coups de pied, ou en émanant la tranquillité, ce comportement était ensuite enregistré et reflété dans son nom. Si l'enfant était né sous des conditions météorologiques inhabituelles, cela aussi était reflété dans son nom. De cette façon, l'événement de l'arrivée de l'enfant était reconnu comme inséparable de l'environnement et des circonstances dans lesquels il était né.

À l'âge de sept ans l'enfant se voyait ensuite attribuer un nouveau nom; un nom tiré de l'observation de la façon dont il s'était comporté en tant qu'être émotionnel, un nom pour marquer son passage de "l'enfant" au stade de "garçon ou fille". Ce nom marquait aussi un changement dans la façon dont cette personne participait à la communauté. En étant alors reconnu comme "garçon ou fille", il lui était demandé d'approfondir et de conscientiser l'apprentissage de la culture des anciens. Les histoires qu'on lui racontait l'amenait vers quelque chose de plus concret; le contenu de ces récits proposait alors de développer les capacités mentales de l'individu.

À l'âge de 14 ans, le garçon ou la fille traversait alors une autre cérémonie d'attribution de nom pour l'amener à devenir "un jeune homme ou une jeune femme", ou un adolescent comme nous appelons cette étape dans notre société actuelle. Ce nouveau nom qui lui était donné reflétait ses dons et talents, il était destiné à mettre en avant le potentiel de sa future contribution à la collectivité. Cette cérémonie d'attribution de nom marquait également l'augmentation de sa responsabilité sur un plan concret au sein de la communauté.

La dernière cérémonie d'attribution de nom avait lieu aux alentours de 21 ans. A cette occasion les adolescents se voyaient attribuer le nom qu'ils porteraient pour le restant de leurs jours, ils étaient alors pleinement considérés comme des hommes et des femmes et commençaient le voyage à travers la vie destiné à les amener au statut respecté "d'Aîné".

Les rites de passage comme ceux-ci garantissaient que toutes les personnes entrant dans ce monde puissent parcourir consciemment La voie de la Conscience d'une manière qui les éveille à leur potentiel individuel et qui leur permette également de s'intégrer physiquement, mentalement et émotionnellement au sein de leurs communautés. Cela leur permettait d'apprécier leur singularité autant que de sentir qu'ils faisaient intimement partie de leur monde.

Aujourd'hui, la plupart des communautés n'ont plus de rites de passage conscientisés. De ce fait, nous voyageons sur La voie de la Conscience de manière inconsciente, sans comprendre notre place dans le monde, ne pouvant intégrer nos expériences intérieures ni extérieures et nous ne savons, ni n'avons l'opportunité, d'exprimer pleinement notre potentiel. Par conséquent, nous nous sentons perdus dans un monde qui semble n'avoir aucun sens. A cette époque moderne, il semble que nous pouvons choisir parmi de très nombreux passages et c'est pourquoi nous croyons que nous sommes libres, libérés et évolués alors que nous ne le sommes pas. Sans rites de passage initiés consciemment pour nous guider le long de La Voie de la Conscience, nos perceptions sont emprisonnées dans des couloirs illusoires qui ne mènent nulle part. Nous entrons à présent dans des semblants de passages fondés sur la gratification immédiate. Ces voies de perceptions, telle qu'est devenue l'institution du mariage aujourd'hui, ne sont pas construites avec l'intention de nous amener vers l'expérience de la masculinité ou de la féminité authentiques, mais de nous plier aux besoins et aux désirs non intégrés d'hommes émotionnellement limités qui n'ont pas été accompagnés vers la maturité conscientisée.

Même si nous n'avons plus de rites de passage, nous recherchons encore instinctivement ces expériences. Toutefois, nous nous y engageons inconsciemment. Par conséquent, plutôt que d'être créatives et de permettre l'intégration, elles sont devenues destructrices et apportent donc la désintégration. Examinons brièvement deux façons dont cela se produit:

A l'époque où on vivait en communauté, vers l'âge de 14 ans - lorsqu'ils sortaient de la puberté – les garçons et les filles vivaient jusque sur le plan physique ce moment de transition en ayant leurs corps marqués d'une certaine manière en signe de reconnaissance. Les adolescents d'aujourd'hui se font eux-mêmes des piercings et des tatouages dans une tentative d'accomplir ce rite de passage. Toutefois, sans les conseils des Aînés pour traverser celui-ci, ces pratiques deviennent des affirmations réactives au lieu de réponses rituelles. Elles deviennent une dépendance au lieu d'être constructives.

A l'époque où on vivait en communauté, vers l'âge de 21ans, les jeunes hommes et femmes étaient souvent accompagnés par les Aînés vers l'âge adulte par l'absorption de plantes médicinales psycho-actives. Cette expérience leur permettait de pénétrer dans des états élargis de conscience qui détruisaient la limite de la conscience purement individuelle de sorte que l'adulte entrain de naître puisse faire l'expérience de ressentir et reconnaître sa propre présence "en tant que partie intégrale au sein d'un Tout". Cela facilitait également une connexion consciente avec "les ancêtres", ou ce que nous appelons aujourd'hui le plan vibratoire. Aujourd'hui ce rite de passage a dégénéré en l'achat d'alcool et d'herbe et se griser aveuglément au 21ème anniversaire de quelqu'un.

Nous respectons encore aujourd'hui La Voie de la Conscience, nous le faisons cependant inconsciemment et donc de manière destructrice. En démantelant, détruisant et discréditant les rites anciens des pratiques de passage et en nous hypnotisant nous-mêmes en croyant que ces techniques ancestrales sont non civilisées, primitives, stériles, blasphématoires et inutiles, nous avons été la proie des illusions distillées en nous par nos religieux, nos politiques et nos systèmes économiques. Les rites de passage qui ont servi à faciliter notre évolution vers des états d'être intégrés, sont maintenant remplacés par des chemins impuissants et illusoires créés par la société, destinés à conditionner et à préparer l'individu à entrer dans les institutions de l'éducation, du mariage, à séparer la conscience de l'unité familiale et de la vie professionnelle par la promesse d'une éventuelle récompense à la ligne d'arrivée. Tous ces rites de passage et les chemins vers lesquels ils dirigent notre attention sont des expériences illusoires, compartimentées et fragmentées, qui servent délibérément à transformer de manière prévisible des êtres humains uniques en pâture pour la chaîne de production de la mentalité du profit. Ce sont devenus des "rites de profit".

Au cœur même de cette illusion se trouve l'institution appelée "mariage" et la trappe sur ce chemin illusoire est le conte de fées qui tourne autour de "tomber amoureux". En adoptant cette idée, en poursuivant ce fantasme et en entretenant cette séduction hypnotique de "tomber amoureux et vivre heureux pour toujours" comme quelque chose d'essentiel, nous détruisons automatiquement la possibilité de vivre une intimité authentique avec nous-mêmes, avec l'autre, et avec toute forme de vie.

En "tombant amoureux" nous entrons sur un chemin qui ne mène qu'à la dissolution, à la déception et au désespoir silencieux. Jusqu'à ce que nous puissions voir les choses comme elles sont, nous demeurons des garçons et filles. Au moment où nous réalisons que ceci n'est rien de plus qu'un conte de fées, nous sommes prêts à devenir des hommes et des femmes.

Le mariage est un fantasme qui n'attire que les garçons et les filles.
Les hommes et les femmes voient à travers le piège.

La croyance que le mariage peut contribuer de quelque façon à notre niveau d'intimité avec un autre être humain est fantasque.

Si nous aimons vraiment quelqu'un, la dernière chose que nous devrions lui faire est de l'épouser. Le mariage en ce jour et cette époque est conçu pour détruire toute relation significative. C'est un outil qui sert uniquement aux agendas politiques, économiques et religieux. C'est une façon d'organiser et de rassembler les êtres humains dans une mentalité de moutons. Des milliards de dollars par an sont amassés à partir de cette illusion. Des systèmes de croyances religieux inefficaces sont maintenus et soutenus par cette illusion. Il s'agit d'une infrastructure sociale destinée à engendrer, former et fournir des logiciels biologiques pour le programme politique qui dirige la planète. Elle maintient un système d'éducation qui n'enseigne rien aux humains à propos de la vie mais tout à propos de gagner sa vie. Elle empêche les individus, alors qu'ils sont à un âge crucial où l'énergie et la curiosité sont exacerbées, d'entrer dans l'auto-exploration. Ce n'est rien de plus qu'un mécanisme sociétal photocopié qui tente de maintenir l'humanité dans des cases prévisibles et bien rangées. Cela n'a rien à voir avec l'ouverture d'une relation consciente, authentique ou intime entre deux êtres humains. Entrer dans le mariage par le chemin de la passion romantique tue la conscience, l'authenticité, l'intimité, et c'est le dernier clou dans le cercueil qui enterre l'amour. Le mariage, en tant que rite de passage à cette époque, ne mène qu'à la déception, la dissolution et au désespoir silencieux.

LE CONTE DE FEE…

Dans ce monde moderne, la plupart d'entre nous soi-disant adultes sont encore intérieurement des garçons et filles. Ceci est difficile à admettre parce que nous désirons si désespérément paraître "adultes". Nous présumons que parce que nous avons des corps d'adultes, sommes mariés, travaillons dans de grandes entreprises, gagnons des revenus confortables, disons aux autres ce qu'ils doivent faire, possédons nos propres maisons et voitures, que nous sommes "adultes". Rien n'est plus éloigné de la vérité. Ce n'est qu'une fois que nous pouvons nous voir pour ce que nous sommes et nous l'avouer à nous-mêmes, que nous sommes capables de faire mûrir notre situation émotionnelle. Le déni de notre état émotionnel actuel ne mène à rien qu'à un faux-semblant continuel. On a l'habitude d'entendre les enfants dire : "On joue à faire semblant". Tant que nous prétendons encore être qui nous ne sommes pas, nous sommes encore des garçons et filles. Nous ne sommes pas adultes tant que nous n'avons pas pris la pleine responsabilité de la qualité de notre expérience et donc de la condition de notre corps émotionnel.

Être émotionnellement immature n'est pas une maladie, ce n'est pas non plus le résultat d'avoir fait quelque chose de mal; c'est la conséquence naturelle du fait de vivre dans un monde qui ne valorise pas et qui donc ne soutient pas le développement émotionnel comme une caractéristique nécessaire à la santé de ses populations.

Être émotionnellement limité est une conséquence naturelle du fait d'être un être humain à cette époque. Toute suppression délibérée du corps émotionnel est effectuée par l'impuissance émotionnelle, par des garçons et des filles dans la cour de récréation des classes primaires de l'humanité. Ceci ne rend pas cela plus acceptable, ni ne peut permettre à cet état d'être utilisé comme une raison de blâmer l'autre pour notre expérience. La réalité est que les institutions mondiales ne valorisent ni ne soutiennent le développement émotionnel car cet aspect de notre évolution doit être généré intérieurement. Nous ne pouvons pas mûrir émotionnellement parce que "nous en avons besoin ou que nous le voulons", nous ne pouvons évoluer affectivement de manière authentique parce que "nous le décidons". L'évolution affective, pour être réelle et donc durable, doit être abordée comme une réponse offerte à notre cœur et non comme une réaction donnée au monde. Oui, on peut nous cacher cela, mais le fait est que ceux qui se comportent de cette manière le font uniquement parce qu'ils ne sont pas eux-mêmes développés émotionnellement. Reprocher à un serpent de manger des poussins dans un nid parce qu'il a faim est futile.

Au cours de cette discussion sur la quête de l'intimité authentique, ce qui nous classe comme "garçon" ou "fille" est qu'émotionnellement nous n'avons pas encore grandi. Garçons et filles sont des êtres humains qui ne sont plus des enfants, mais qui ne sont pas encore devenus des hommes et des femmes non plus. Devenir un homme ou une femme n'a rien à voir avec l'accomplissement mental ou le développement du corps physique.

Devenir un véritable homme ou femme est une conséquence de l'évolution émotionnelle autodéterminée.

La majeure partie de notre planète est dirigée par des garçons et des filles répondant aux caprices de la maturité affective de garçons et de filles. Puisque nous mettons autant l'accent sur la capacité mentale et physique, on suppose à tort que le rayonnement mental et les prouesses physiques ont quelque chose à voir avec l'intelligence authentique adulte. L'arène de la politique est la preuve de cette croyance erronée. Faire cette hypothèse est une grave erreur. L'intelligence, pour être intégrée, doit avoir la maturité émotionnelle comme point d'origine. Être malin ou dégourdi ne nous rend pas pour autant intelligents. L'intelligence, pour être authentique, doit naître dans le cœur, le corps émotionnel et rayonner le long de La Voie de la Conscience jusque dans nos expériences mentales et physiques. L'activité mentale et physique dépourvue de maturité émotionnelle ne peut être définie comme étant intelligente.

L'histoire est une carte routière du sillage laissé par l'impuissance affective. Toutes les guerres, que nous les percevions comme ayant été instiguées religieusement, politiquement ou économiquement, sont initiées par des garçons et des filles.

Tous crimes et actes destructeurs anarchiques causant la douleur et la souffrance aux autres, sont commis par des garçons et des filles.

Tous les actes dépourvus de la conscience des conséquences sont commis par des garçons et des filles. Toutes les organisations religieuses traditionnelles intolérantes face aux croyances des autres sont fondées et entretenues par des garçons et des filles. Toutes les activités commerciales qui portent atteinte à la vie sur terre sont exploitées par des garçons et des filles. Toute accumulation dans le seul intérêt d'accumuler est perpétuée par des garçons et des filles.

Émotionnellement, un garçon ou une fille est un être humain qui dépend encore de ses parents (ou d'autres qui sont devenus des archétypes parentaux) afin de satisfaire leurs besoins et leurs désirs. Un garçon a encore besoin d'une tape dans le dos et une fille a encore besoin qu'on lui dise qu'elle est jolie, ou vice versa.

Garçons et filles sont tous ceux qui ont encore besoin de quelqu'un pour leur dire quoi faire, quand le faire, comment le faire et d'être félicités pour la façon dont ils ont fait les choses. Cette nécessité d'une validation externe de notre expérience provient d'une incapacité de s'offrir à soi-même cette qualité de soutien affectif.

Lorsque notre comportement est encore conduit par le besoin et le désir d'une validation extérieure, nous en sommes encore au stade du développement affectif du garçon et de la fille.

La cause de l'inadéquation émotionnelle, comme nous en avons déjà parlé, est en partie liée au fait que nous n'avons expérimenté aucun véritable rite de passage vers l'âge adulte. Sans être accompagnés à travers des rites de passage, nous sommes émotionnellement mal équipés pour faire des choix nous conduisant sur les chemins qui favorisent l'auto-développement et donc l'évolution. Nous sommes donc vulnérables quant à la sélection des chemins qui nous sont présentés déclenchant notre intérêt à travers leur promesse de "prendre soin de nous". Nous sommes conduits sur ces chemins par nos besoins et nos désirs non résolus et non par notre volonté d'évoluer. Nous sommes automatiquement attirés par les chemins qui promettent des choses, du soutien et du bonheur. Jusqu'à ce que nous commencions consciemment à résoudre nos états émotionnels non intégrés qui nous valent d'être guidés non pas par ce qui nous sert, mais par nos besoins et notre vouloir, nous restons facilement susceptibles d'aller vers des chemins qui ne sont rien d'autre que des contes de fées.

Voici donc un autre baromètre qui nous permet de discerner si nous sommes encore émotionnellement "un garçon" ou "une fille": Notre propension à croire au conte de fées "vivre heureux pour toujours". Ce conte de fées insidieux est le même pour tous ceux qui vivent dans le monde moderne. Il possède des stades prédéterminés qui, s'ils sont suivis, promettent le bonheur parfait:

Le programme en 12 Etapes pour "Vivre Heureux Pour Toujours" :

Terminer l'école.
Aller au collège / université.
Tomber amoureux d'une personne beau/belle.
Se marier.
Démarrer une carrière.
Acheter une maison dans un quartier convenable (ainsi qu'une nouvelle voiture).
Avoir des enfants.
Etre promu.
Inscrire les enfants dans de bonnes écoles.
Prendre sa retraite riche, en bonne santé et heureux.
Voir ses enfants mariés à de beaux/belles partenaires.

Regarder les couchers de soleil en faisant sauter ses petits-enfants sur les genoux.

La quête du "garçon" et de la "fille" est de créer une famille parfaite, la carrière parfaite et un futur parfait. Dans tous les contes de fées le mot "parfait" est important. Le succès de cette totale illusion dépend de l'institution du "tomber amoureux et se marier" comme étant le rite de passage nécessaire et approprié, l'étape qui ouvre la porte sur le fantasme de 'la maison du bonheur'. Cependant, ce conte de fée n'a pas de substance en lui-même. Il n'a pas de substance en lui-même parce que malgré ce que le monde propose comme baromètre de réussite, le cœur ne peut être dupé.

Nous poursuivons ce conte de fées tête baissée malgré toutes les preuves qui nous montrent que nous ne sommes pas entrain de récolter la promesse du bonheur éternel, et cela nous le faisons délibérément. C'est parce qu'aucun autre chemin n'a été proposé pour notre évolution. Les chemins qui ne se plient pas à ce modèle socialement acceptable sont perçus comme des exceptions à la règle, risqués, fantaisistes et improductifs. Lorsque nous sommes émotionnellement encore des garçons et filles, nous avons peur de sortir des sentiers battus car il n'existe aucun soutien extérieur envers un tel comportement. "Tomber amoureux et se marier" est accepté et soutenu par tout le monde et c'est donc le chemin que nous choisissons.

Heureusement, un changement majeur a lieu dans la chambre à coucher; le conte de fées tombe en lambeaux. Le mariage a été depuis des générations le dernier clou dans le cercueil de l'illusion "tomber amoureux et vivre heureux pour toujours" et à présent de nombreuses personnes n'ont plus peur de le reconnaître.

Tandis que notre famille humaine se réveille du rêve ensommeillé de ces illusions - cela est entrain de se passer pour nous tous - la tendance à établir et à soutenir un tel fantasme est de plus en plus difficile à maintenir. Cela se voit par l'augmentation des taux des divorces, des familles monoparentales et des personnes choisissant leur carrière avant le mariage. Il devient clair que l'expérience de vie préprogrammée que nos générations passées ont accepté automatiquement, n'est plus "le bon chemin"; il ne mène nulle part!

Pourtant, sans autre route nous permettant d'exprimer notre désir inné d'intimité avec l'autre, nous continuons à courir sur ce même chemin, juste d'une manière différente:

Nous vivons ensemble, mais nous ne nous marions pas.

Nous avons de nombreuses relations, mais nous évitons tout engagement sérieux.

Nous allons d'un côté et de l'autre, échangeons nos épouses et nos maris et nous explorons les rencontres sur Internet.

Nous devenons célibataires.

Pourtant, rien de tout cela ne mène notre conscience vers l'expérience qu'elle recherche vraiment. Comme les garçons et filles, nous ne savons pas ce que nous cherchons vraiment et encore moins comment le manifester.

CHOISIR DE GRANDIR…

Que l'on choisisse le chemin conventionnel qui nous a été présenté comme modèle pour trouver le bonheur- qui préconise que "tomber amoureux et se marier" est la clé du bonheur - ou que nous rejetions cela et entretenions à la place des comportements peu orthodoxes au sein de nos relations, nous cherchons encore l'expérience de la véritable intimité d'une manière ou d'une autre.

C'est parce que le fait de faire l'expérience de l'intimité avec l'autre est un élément crucial de notre évolution. Pourtant, si nous ne prenons pas la responsabilité de notre propre état émotionnel (en choisissant de grandir émotionnellement) toutes ces tentatives demeurent autodestructrices et ne mènent qu'à la peur, la colère et le chagrin. Elles continuent à dépendre de la passion inconsciente, de la gratification instantanée et de l'égoïsme puéril. Par la suite, à la différence des authentiques rites de passage, elles deviennent des chemins vers l'inconscience, la séparation et la stagnation.

La première étape dans la quête de grandir est de prendre conscience que notre conduite consistant à entrer dans des couloirs qui ne mènent nulle part provient de notre état émotionnel irrésolu et que jusqu'à temps que nous fassions le travail intérieur pour restaurer l'équilibre dans notre propre cœur, nous demeurons susceptibles d'être bousculés en essayant d'atteindre désespérément à l'extérieur des accessoires et des moyens illusoires de soutien.

Nous devons nous engager à devenir nos propres moyens de soutien, afin que nous n'entrions pas dans l'expérience d'une relation comme un moyen d'être porté par l'autre.

Être émotionnellement peu développé n'est pas un crime; c'est une situation planétaire. Il y a énormément de facteurs contribuant à cette situation difficile. En voici certains :

Nous sommes émotionnellement insatisfaits car nous naissons dans un monde de parents affectivement insatisfaits.

Nous ne recevons pas d'amour inconditionnel parce que nos parents n'en ont pas reçu et ne peuvent donc nous offrir de modèle en exemple de ce à quoi ressemble cette expérience.

Nos parents ont cru à l'illusion que le mariage est un rite de passage vers le bonheur et nous l'ont ensuite consciencieusement transmis.

Nos parents sont d'une génération qui se mariait avant d'avoir acquis un sens authentique du Soi et ils ne pouvaient donc pas nous expliquer la nécessité de réaliser un tel état.

Puisque nos parents ne pouvaient pas voir leurs propre Soi authentique, ils ne pouvaient pas le voir ou le valider chez nous; tout ce qu'ils voyaient était ce qu'ils désiraient et ce dont ils avaient besoin que nous devenions pour qu'ils se sentent comblés.

En étant témoins de leur comportement dans le besoin et le désir, nous avons finis par l'imiter; nous avons été hypnotisés par l'hypothèse que "l'amour est quelque chose que nous sommes censés obtenir de l'autre". Nous avons témoigné de nos parents essayant d'obtenir l'amour l'un de l'autre, et nous, à notre tour avons essayé d'obtenir le leur.

Nos parents, conduits par leurs besoins et désirs non résolus, ont même essayé d'obtenir de l'amour de nous. Oui, nos parents nous ont donné naissance en pensant que c'était là un moyen d'obtenir de l'amour. Etant donné que l'amour ne peut qu'être donné, non pas acquis, tout le monde - dans cette danse inconsciente et émotionnellement immature - est laissé dans le besoin et le désir, amer et déçu.
Les parents l'admettront rarement, mais ils accusent leurs enfants d'avoir ruiné le conte de fées dans lequel ils pensaient être entrés : l' "heureuse" vie que le monde leur avait promis sur le chemin du mariage.

La plupart des parents de ce monde sont encore des garçons et des filles et les garçons et les filles ne sont pas psychologiquement prêts à se marier et encore moins à élever des enfants.

Tous ces facteurs influent sur l'état de notre corps émotionnel, manifestant des conditions énergétiques qui apparaissent sous forme d'un comportement nécessiteux et désireux. Lorsque nous atteignons l'âge de sept ans, nous intégrons ce comportement à tel point que cela semble normal. C'est pourtant de la folie et notre grâce salvatrice se situe dans la quête de pouvoir rompre ce conditionnement.

Vouloir expérimenter l'intimité authentique en nous-mêmes représente le voyage intérieur qui nous amène au-delà du cauchemar d'essayer d'imiter les générations précédentes en "vivant heureux pour toujours". Souvent, nous ne sommes prêts et disposés à envisager ce voyage, à aborder "une relation consciente" avec quelqu'un d'autre, que lorsque nos illusions se sont effondrées. Nos illusions anéanties par "l'échec" des relations, c'est Dieu nous appelant à nous réveiller de cette situation. Malheureusement, notre cœur doit parfois être brisé en un million d'éclats avant que nous soyons prêts à assumer la responsabilité de son état. Et généralement, nous devons d'abord embrasser pleinement les mensonges à propos du mariage en croyant dans l'institution avant que cela n'arrive. Ne nous jugeons donc pas sévèrement par rapport au passé, mais regardons plutôt nos expériences avec les yeux de l'honnêteté. L'honnêteté est la première étape de ce voyage vers notre réveil du conte de fées. Pour commencer, nous devons nous poser une simple question:

Sommes-nous un garçon / une fille, ou sommes-nous un homme / une femme?

Si nous avons l'intention d'aborder l'expérience de l'intimité authentique avec un certain taux d'intégrité, il est très important que nous reconnaissions notre état émotionnel actuel. Nous duper nous-mêmes en croyant que nous sommes prêts pour une relation consciente alors que nous ne le sommes pas – alors que nous sommes toujours noyés dans un comportement de besoin et de désir - conduit inévitablement à la dissolution, à la déception et au désespoir silencieux. Nous n'attirerons à nous qu'une personne qui reflètera notre état émotionnel.

 

 

 

 

Notre parcours vers l'intimité authentique n'est pas de trouver le partenaire idéal; il s'agit plutôt de devenir le partenaire idéal.

Il ne s'agit pas d'obtenir l'amour; mais plutôt de grandir et devenir un homme ou une femme qui est prêt et disposé à donner l'amour sans condition.

Il ne s'agit pas de "vivre heureux pour toujours"; mais plutôt de s'engager dans une relation dans laquelle l'intention est "d'être le plus présent et conscient possible au sein de chaque moment qui se déploie".

Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un avec lequel s'installer et établir une routine inconsciente; mais plutôt de rejoindre l'autre en s'élevant intérieurement vers le plan vibratoire.

A chaque moment charnière de notre voyage, ce qui nous pousse en avant ou vers l'arrière, c'est notre capacité à être honnêtes avec nous-mêmes; à être honnête, même si cela fait mal. Le niveau de conditionnement à partir duquel nous cherchons à nous libérer est profond et se connecte lui-même à travers tous les pores de notre expérience humaine. C'est notre prise de conscience de notre situation, perçue aussi honnêtement que possible, qui transforme notre délicate situation.

Voici quelques questions parlantes à nous poser. Répondre à ces questions honnêtement permet d'activer la prise de conscience et donc la transformation. Les aborder avec l'intention d'y apporter des réponses que "nous pensons plus matures émotionnellement", c'est manquer l'essentiel. Si nous cherchons sincèrement à grandir alors ce n'est pas le moment de nous tromper. Si nous cherchons sincèrement une véritable rencontre intime avec quelqu'un, nous devons alors nous présenter à chaque moment devant nous-mêmes en étant honnête et authentique.

Ai-je envie d'aimer et d'être avec quelqu'un de spécial?

Est-ce que je recherche une relation parce que je ressens un mal-être dans le fait de vivre seul?

Est-ce que je crois que c'est l'autre qui va me rendre heureux?

Est-ce que je crois que le bonheur peut être réalisé à travers une relation?

Est-ce que je recherche un mari ou une femme parce que c'est ce qu'il est juste de faire ou que c'est censé être la bonne chose à faire?

Est-ce que je cherche à me marier parce que je ne veux pas me retrouver seul quand je serai vieux ?

Est-ce que je cherche à me marier parce que c'est ce qui est censé se faire dans ma culture?

Est-ce que je cherche à me marier parce que mes amis le sont, ou parce que ma famille pense que c'est le moment ?

Est-ce que je ressens un besoin d'avoir des enfants parce que cela va, d'une certaine manière, me compléter ?

Ai-je envie d'avoir des enfants parce que bientôt je serai trop vieux pour en avoir?

Lorsque nous répondons oui à l'une de ces questions, nous avons un travail intérieur à faire avant d'être prêts pour une relation conscience et intime avec un autre être humain. Répondre par l'affirmative à l'une de ces questions montre que notre intention d'être avec quelqu'un est conduite inconsciemment par nos besoins et nos désirs insatisfaits, par des circonstances extérieures et non parce que nous sommes préparés pour une intimité authentique. Dans de telles circonstances, nous cherchons un parent extérieur qui puisse aimer notre enfant intérieur, ou nous cherchons un enfant extérieur afin que nous puissions devenir le parent que nous aurions voulu avoir. Ou bien, nous recherchons des enfants extérieurs comme moyen de prendre contact avec notre propre enfant intérieur. Nous recherchons donc quelqu'un sur qui nous appuyer car nous n'avons pas développé la force émotionnelle qui puisse être notre propre soutien affectif. Nous recherchons une personne qui puisse faire ce que nous sommes censés faire pour nous-mêmes. Dans ces circonstances, entrer dans une relation ne sert qu'à endormir et contrôler temporairement nos besoins et désirs afin que nous n'ayons pas besoin d'y faire face et de nous en occuper.

Lorsque nous sommes des garçons et des filles, nous utilisons les relations comme moyen de nous distraire de l'état authentique de notre propre cœur.

Les besoins et les désirs sous-jacents provenant de toutes les questions ci-dessus sont basés sur l'émotionnel. L'intention d'une relation consciente et intime n'est pas d' "obtenir" quelque chose de l'autre, surtout émotionnellement; il ne s'agit pas de satisfaire nos besoins et désirs. Il s'agit de donner, donner, donner et d'avoir l'intention de donner uniquement sans conditions imposées sur l'amour qui est offert. C'est la règle d'or:

Lorsque nous entrons dans une relation à cause de quelque chose dont nous avons besoin ou que nous voulons, pour "obtenir", nous ne pouvons expérimenter l'intimité authentique.

Nous entrons dans une relation véritablement intime seulement pour donner, non pas pour obtenir. Pour être en mesure d'entrer dans cet état d'être, cela demande que nous "grandissions" jusqu'à ce que nous devenions nos propres parents. Sinon, nous attirons inconsciemment et sommes attirés par des gens qui veulent nous materner et que nous transformons en nos parents. Au moment-même où nous faisons cela, toute intimité s'éteint.

Qui veut être physiquement intime avec ses parents? Seuls les garçons et les filles ont besoin et veulent que leurs parents prennent soin d'eux.

Une relation inconsciente naît du besoin et du désir que quelqu'un d'autre prenne soin de nous.

Une relation consciente est un choix d'explorer l'intimité physique, mentale et émotionnelle comme un rite de passage vers une conscience élargie.

 

 

www.thepresenceportal.com

Michael Brown ©

cv8vd