VOYAGER AU COEUR DE NOS EXPERIENCES

EST-IL POSSIBLE D'ENSEIGNER AU PDG D'UNE GRANDE SOCIETE COMMENT ENTRER DANS UNE TOTALE COLLABORATION CO-CREATIVE AVEC L'UNIVERS DANS TOUS LES ASPECTS DE SES RELATIONS D'AFFAIRES ? 

Traduction française: linda@mayanmajix.com

 

Si oui, ce serait un accomplissement vraiment évolutionnaire. La réponse est "oui". Cette approche évolutionnaire qui est de pouvoir voyager au cœur de notre expérience, je la partage avec des gens depuis de nombreuses années et je l'ai utilisée quotidiennement moi-même depuis le milieu des années 90, elle vous est expliquée en détail dans ce message. C'est elle que j'ai utilisé pour obtenir la publication de THE PRESENCE PROCESS (le Processus de la Présence).

Les gens s'étonnent encore que moi, un auteur non publié vivant en Afrique du Sud, j'ai pu obtenir un contrat d'édition au Canada auprès d'une société d'édition telle que 'Namaste Publishing Inc' après ne leur avoir envoyé qu'un seul manuscrit. Comment est-ce possible? Cela fait complètement éclater toutes les présomptions du type : "combien il est difficile de se faire publier" qui paralysent de nombreux écrivains potentiels sur leur voie avant même qu'ils n'aient encore écrit un mot.

La réponse est que : "J'ai voyagé en conscience au sein de cette expérience". A présent, je voyage à travers les États-Unis et le Canada en enseignant et en favorisant une méthode qui permet de faire évoluer notre approche quant à rétablir l'équilibre émotionnel au sein de notre condition humaine. Comment y suis-je arrivé? Ai-je obtenu un diplôme en psychologie? Ai-je suivi des cours de communication publique ? Non. La réponse demeure la même: "je voyage consciemment au cœur de mes expériences."

Pourtant, c'est plus profond que cela: je voyage au cœur de mes expériences de telle manière que "je me mets à l'écart" afin que la toute puissance de l'univers puisse s'exercer sur le résultat de mes intentions. Est-ce difficile? Non, c'est la chose la plus facile au monde; voyager au cœur de notre expérience est un droit de naissance de l'homme. Je constate aujourd'hui qu'il y a énormément de personnes qui luttent tout au long de leur vie car ils ne connaissent pas cette méthode pourtant très simple. Elles se font alors séduire par des modes spirituelles qui leur disent "qu'elles peuvent obtenir tout ce qu'elles veulent tant qu'elles pensent de manière positive". En réponse à cette situation, je désire offrir gratuitement cette connaissance, en vous demandant seulement de la partager tout aussi gratuitement afin que tous puissent avoir la possibilité de s'abreuver au puits d'un univers illimité et que cela puisse bénéficier à notre famille humaine tout entière.

 

UNE APPROCHE EVOLUTIONNAIRE POUR VOYAGER

AU CŒUR DE NOTRE EXPÉRIENCE HUMAINE

L'une des pratiques les plus utiles que nous puissions embrasser est "La navigation consciente au cœur de nos expériences". Bien sûr, être disposé à s'engager dans une telle pratique nécessite d'accepter la responsabilité de la nature de toute expérience dans laquelle nous entrons; c'est un grand défi dans un monde qui prospère sur la mentalité de la victime et du vainqueur.

Il est plus pratique de devenir réactif et de blâmer les autres pour notre situation que de prendre des mesures pour les transformer. Parce que la résonance réactive du blâme est une dépendance qu'il est difficile d'arrêter, il est plus facile de lever les bras au ciel dans la consternation et de passer notre temps à gémir sur le monde.

La mentalité de la victime et du vainqueur est également la fréquence reconnue sur laquelle prospèrent la plupart de nos médias ainsi que l'industrie du divertissement. C'est de cette manière que nous nous sommes habitués à nous comporter envers nous-mêmes, nos familles, nos êtres chers et envers tous ceux qui reflètent des aspects de notre propre cœur qui ne sont pas encore suffisamment intégrés.

En nous comportant comme si nous pouvons changer notre situation en imposant notre volonté sur le monde extérieur, nous adoptons en permanence un comportement révolutionnaire et le mot "révolutionnaire" produit un résultat inévitable : nous nous retrouvons à nouveau dans les mêmes situations que celles que nous essayons justement de quitter – et des situations qui sont souvent même pires. Il faut être profondément ignorant pour continuer à être un "révolutionnaire" à cette époque face à la preuve accablante que cela ne conduit qu'à approfondir la ségrégation et le chaos ; l'ignorance étant de "fermer les yeux sur l'évidence". Ce qui est désormais nécessaire est un comportement évolutionnaire; un comportement dont la conséquence ne nous ramène pas directement en arrière dans la fosse des expériences de situations dont nous essayons de nous libérer.

La mentalité révolutionnaire a recourt aux mêmes moyens pour se libérer que ceux utilisés pour propager sa suppression. En recourant à cette mentalité, un révolutionnaire devient toujours un oppresseur. La mentalité évolutionnaire diffère en ce sens qu'elle transforme l'expérience en utilisant un moyen complètement différent de tout ce qui est perçu comme étant la méthode de l'oppression. En fait, devenir vraiment un 'évolutionnaire' c'est "réaliser que nous sommes pour nous-mêmes le seul oppresseur qui doive être détrôné". En adoptant cette approche, un 'évolutionnaire' navigue dans une expérience totalement nouvelle.

L'intention de voyager consciemment au cœur de notre expérience est évolutionnaire. Cela nous élève au-dessus et par-delà toutes les idéologies religieuses, politiques ou économiques qui se basent sur la mentalité de la victime et du vainqueur. C'est une approche fondée sur l'intégration du mécanisme des qualités fondamentales qui créent notre expérience humaine et non pas en nous engageant avec les politiques, les doctrines, les idéologies et les agendas culturels. Voyager avec succès au cœur de notre expérience nécessite simplement la prise de conscience de ce que l'on appelle, dans LE PROCESSUS DE LA PRESENCE : La Voie de la Conscience et le Cycle de Sept Ans. Parce l'aperçu de ces deux outils de perception est d'une importance cruciale dans la création du contexte nécessaire à cette pratique et parce que certains d'entre vous entrain de lire ce message peuvent ne pas avoir lu LE PROCESSUS DE LA PRESENCE, nous allons les revoir brièvement.

 

LA VOIE DE LA CONSCIENCE

Il existe une voie délibérée sur laquelle notre conscience se déplace pour pénétrer dans l'expérience du monde que nous habitons actuellement. Nous pouvons l'appeler "La Voie de la Conscience". La voie de la Conscience est clairement visible dans les premières phases de développement d'un nouveau-né:

Tout d'abord, l'enfant est un être émotionnel, il ne peut qu'émettre. Puis il utilise ses émotions comme moyen de communiquer, il entre alors dans la perception mentale. Ensuite il devient suffisamment conscient pour tendre la main, agripper délibérément et maintenir un contact physique avec quelque chose ou avec quelqu'un. Même si les attributs émotionnels, mentaux et physiques de l'enfant se développent simultanément, il existe une voie systématique sur laquelle sa conscience se déplace délibérément afin d'entrer pleinement en contact avec ce monde:

De l'émotionnel, au mental, au physique.

LE CYCLE DE SEPT ANS

La Voie de la Conscience menant de l'émotionnel au mental au physique sur laquelle nous voyageons tandis que nous pénétrons notre expérience dans ce monde et que nous parcourons continuellement en manifestant nos expériences quotidiennes, est également clairement reconnaissable dans ce que l'on peut appeler "Le Cycle de Sept Ans".

Au cours des sept premières années de notre vie nous sommes appelés "enfants". Pendant l'enfance, il est convenu que nous sommes surtout des êtres émotionnels, nous sommes littéralement "de l'énergie en mouvement".

Vers l'âge de 7 ans nous quittons l'enfance et nous sommes alors appelés "jeunes garçons et jeunes filles". En tant que jeunes garçons et jeunes filles nous entrons dans un établissement d'enseignement destiné à orienter notre conscience dans le corps mental, on nous apprend à lire, à écrire, à compter et à communiquer efficacement par le support d'un ensemble de messages et de nombres reconnus. Sept ans plus tard, vers l'âge de 14 ans, nous ne sommes plus appelés jeunes garçons et jeunes filles, on nous appelle alors "adolescents".

En tant qu'adolescents nous subissons une transformation physiologique dans notre corps qui marque l'entrée dans une expérience physique élargie.

Encore sept ans plus tard, vers l'âge de 21 ans, nous ne sommes plus considérés comme des adolescents, nous sommes désormais appelés "jeunes adultes".

Nous organisons alors une fête pour célébrer notre entrée dans l'âge adulte et l'achèvement de ce voyage cyclique de l'enfance (émotionnel) à l'adolescence (mental) à l'adulte (physique).

La Voie de la Conscience et du Cycle de Sept Ans a de nombreuses implications sur la nature du comportement humain en cette époque. Toutefois, la seule motivation qui nous amène à en discuter brièvement ici est la suivante:

Offrir un cadre pour la prise de conscience que le corps émotionnel

est le point fondamental à partir duquel est créée la qualité de notre expérience.

Bien qu'en tant qu' "adultes", nous sommes physiquement engourdis par nos expériences, expériences que nous interprétons presque entièrement à travers des concepts mentaux qui sont dépourvus de tout ressenti, la réalité demeure que notre corps émotionnel est le point fondamental à partir duquel est créée la qualité de toutes nos expériences.

Que cela signifie-t-il dans un langage simple? Cela signifie que ce que nous ressentons vis-à-vis de quelque chose détermine ce que nous ressentons pour quelque chose, que quelles que soient les circonstances physiques et peu importe ce que nous "pensons", si on ne ressent pas quelque chose, on ne ressent pas quelque chose.

"Ressentir" est le point fondamental d'où provient la qualité de notre expérience car c'est le point source de la voie que notre conscience utilise pour pénétrer dans notre expérience en ce monde. Et, que nous en soyons conscients ou non, nous continuons à utiliser cette voie, du plan émotionnel au plan mental jusqu'au plan physique, dans chaque aspect des expériences que nous nous créons.

Toutefois, parce que nous sommes dépourvus de conscience au niveau de notre corps émotionnel, nous ne pouvons pas encore percevoir le rôle des émotions dans la création de l'expérience. Si nous le pouvions, nous ne serions pas naïfs au point d'affirmer que "la pensée crée". Si la pensée crée, alors, par un raisonnement évident nous pourrions dire que "Dieu est une pensée".

Afin de nous permettre de saisir cette signification et de voir clairement le mouvement qui s'opère le long de la Voie de la Conscience que nous utilisons dans chaque aspect de la création de nos expériences, il est utile de donner un exemple concret. Pour ce faire, nous allons examiner l'un de nos passe-temps favoris: La Manière dont nous achetons "des choses".

Nous aimons tous les 'choses'! Nous travaillons très dur pour obtenir des tas de 'choses' et nous vivons dans un monde où l'on n'a jamais assez de 'choses'. "Notre relation avec les choses" est donc une expérience appropriée à utiliser comme moyen de démontrer le flux énergétique de la Voie de la Conscience au cœur de notre vie quotidienne ainsi que le rôle crucial que notre corps émotionnel joue dans ce cadre.

Disons qu'une femme voit une robe accrochée dans la vitrine d'un magasin et qu'elle désire l'avoir. Même si elle est physiquement engourdie par le monde, elle va se dire qu'elle veut cette robe "à cause de son allure" ou "parce qu'elle est superbement bien faite" ou "parce que le tissu est si merveilleux".

Si elle est mentalement engourdie par le monde, elle va se dire qu'elle la veut "à cause de la marque du créateur", ce qui signifie qu'elle croit que cela lui donne "la garantie que c'est un produit de grande qualité" et "du statut qui accompagne le port d'un tel vêtement". Pourtant, rien de tout ceci n'est "la véritable raison" pour laquelle elle veut acheter cette robe.

Si la conscience de son corps émotionnel était éveillée, elle saurait que ce qui l'attire au départ vers cette robe est "la promesse d'un ressenti", elle croit inconsciemment que si elle achète ce vêtement et le porte, elle va "se sentir bien, heureuse, sexy, admirée, et qu'elle sera emplie d'abondance et d'un sentiment de réussite".

Le ressenti intentionnel est la source de son attirance pour le vêtement et le désir de ce ressenti intentionnel est conduit par l'état actuel de son corps émotionnel. Le corps émotionnel est le point d'origine de la motivation de l'achat, qu'elle en soit consciente ou non.

Une fois qu'elle croit que la robe peut réaliser son intention (cet état émotionnel désiré), elle se déplace ensuite docilement le long de la Voie de la Conscience; elle visite mentalement la possibilité d'obtenir l'article. Elle se demande alors: "Combien coûte cette robe? Puis-je me permettre cet achat?"

Dois-je payer en espèces ou utiliser ma carte de crédit? Combien de temps faudra-t-il pour que je la rembourse? En achetant cette robe de quoi devrai-je me priver et qu'aurai-je pu m'acheter d'autre avec cet argent ?" En d'autres mots, "Est-ce que le prix demandé pour cette robe vaut le ressenti que j'ai l'intention de recevoir en la portant?

Le corps mental devient alors le corridor qui la mène de "désirer un ressenti intentionnel" à "l'acquisition physique de l'objet destiné à rendre l'expérience du ressenti possible". Une fois que le corps mental a fait tous les calculs nécessaires, si le sentiment est toujours souhaité et perçu comme valant la dépense, la robe est physiquement achetée, rapportée à la maison, et portée. L'expérience de la femme s'est docilement déplacée de l'affectif vers le mental vers le physique.

Une fois que la transaction est terminée et que la femme porte désormais le vêtement, le corps émotionnel reste le point d'origine de l'expérience vécue. Ceci est rendu évident par la puissance et la conséquence du retour qu'elle reçoit lorsqu'elle porte cette robe: si ses amis lui portent un regard qui dit "Non chérie, cette robe ne te va pas bien du tout"' ou, si au cours de la soirée il se passe quelque chose qui fait qu'elle se sent mal en la portant, çà y est ! C'est fini! Elle ne portera jamais plus cette robe. Peu importe combien elle l'a payée, peut importe si elle se sent mal dedans, autant jeter cette robe à la poubelle.

Pourquoi? Parce que le ressenti de son expérience en est l'origine. Cela s'applique aussi aux hommes qui achètent des camions, aux enfants qui achètent des jouets et à tout ce que nous achetons pour "faire comme le voisin".

Et c'est d'ailleurs ainsi pour toute expérience que nous faisons. Que nous en soyons conscients ou non, nous jugeons la qualité de chaque expérience dans notre vie à travers le filtre de notre perception.

Bien sûr, il n'est pas nécessaire que nous acceptions que le corps émotionnel soit le point d'origine créant la qualité de notre expérience pour que nous puissions pratiquer avec succès la méthode offerte ici; c'est juste que cela peut s'avérer utile. Le but en partageant toute cette information - avant de présenter la pratique - est simplement de vous inviter à la possibilité du "préalable" suivant :

Tout ce dont nous avons besoin pour voyager avec succès dans la qualité d'une expérience est de pouvoir déterminer à l'avance comment nous allons nous sentir une fois que nous l'aurons traversée.

En d'autres termes, si nous sortons d'une expérience en nous sentant merveilleusement bien, cela signifie certainement que le contenu de l'expérience accomplie était d'une qualité qui nous est tout à fait acceptable.

Observez ceci un instant. Relisez la phrase en bleu ci-dessus ainsi que celle au début de ce paragraphe, puis laissez-les vous pénétrer par elles aussi profondément que possible.

Sûrement, si nous nous sentons satisfaits à l'issue d'une expérience, c'est que nous avons alors réussi à voyager dans l'ensemble de l'expérience. Aussi évident que cela puisse être, réussir à réaliser cela est évolutionnaire.

Nous est-il vraiment possible d'avoir ce niveau d'impact sur chaque aspect de notre expérience de vie? Oui, si nous choisissons de voyager consciemment au cœur de nos expériences. Comment? Eh bien, partager ce savoir-faire est exactement l'objectif de ce message.

Maintenant que nous avons couvert une partie des jalons essentiels et que nous avons un cadre sur lequel nous baser, nous pouvons entrer dans les détails concrets de cette pratique qui est simple. Comme ma mère et mon père le disait:

"La preuve est dans la pratique" (ndt : ce qui se dit en anglais "The proof is in the pudding" soit : la preuve est dans le pudding) - En Afrique du Sud "pudding" est le mot que nous utilisons pour "dessert" et le dessert est servi uniquement à la fin du repas - Cela s'applique de la même manière à la navigation au cœur de nos expériences ; la preuve de l'efficacité de cette pratique est dans la manière de l'exercer, pas dans le débat ou l'analyse de ses paramètres.

Comme toutes les pratiques puissantes, cette méthode est basée sur le "non-faire". En d'autres mots, nous n'allons pas encore ajouter de l'activité à notre expérience, nous allons seulement apporter une prise de conscience au sein de la création de nos activités actuelles. "Un évolutionnaire" se différencie d'un "révolutionnaire" en ce qu'il sait que "seule la conscience a le pouvoir d'engager une transformation authentique de notre expérience humaine actuelle". Le "non-faire" ne signifie pas "non action", il signifie "action consciente".

Un révolutionnaire se comporte toujours de manière réactive et un comportement réactif est toujours inconscient. Même les pacifistes, qui sont tout simplement des révolutionnaires déprimés, sont réactionnaires en "ne faisant rien" et se comportent par conséquent également inconsciemment.

"Voyager au cœur de notre expérience humaine" demande que nous nous élevions au-dessus de ces fréquences inconscientes réactives.

Pour accomplir cela, nous pouvons simplement nous appuyer sur l'aperçu contenu dans La voie de la Présence; la prise de conscience que le mouvement inhérent de l'énergie s'accomplit à travers les plans affectif, mental et physique dans la manifestation de toute expérience. Le meilleur moyen de développer ceci et de démontrer comment cette méthode découle de cette vision, est de citer un exemple de la façon dont j'ai partagé avec succès cette pratique avec quelqu'un. Nous pouvons considérer ceci comme "une étude de cas d'un voyage au cœur de l'expérience».

 

ETUDE DE CAS : BENNY LE PDG

Parce que certains d'entre vous peuvent partir du principe que ce qui est offert ici est "quelque chose de purement spirituel", ou que ce ne peut être utile et intégrable que par "ceux qui s'intéressent aux questions spirituelles", nous allons illustrer cette méthode en utilisant une étude de cas qui s'appuie sur autre chose que ce que "des personnes spirituelles estiment être spirituel"; le voyage d'un PDG d'une grande entreprise au cœur d'une réunion d'affaires.

Si un individu, au sein du paradigme de l'entreprise, peut utiliser avec succès cette pratique afin de mettre en valeur un aspect crucial et très intense de son expérience quotidienne, cette méthode est alors définitivement accessible à ceux d'entre nous qui nous considérons comme des gens ordinaires face aux épreuves de la vie quotidienne. La réalité est que cette pratique est accessible à tous; tout ce que cela demande est d'exercer consciemment notre intention ainsi que notre attention.

Benny est venu me voir il y a quelques années pour une séance individuelle du Processus de Présence et quand je lui ai suggéré que "la planification était un comportement dysfonctionnel" (et ce, juste au moment où il venait de terminer son expérience de dix semaines à travers le PROCESSUS DE PRESENCE) et qu'il n'aurait plus à avoir recours à "un plan rigide pour diriger une réunion d'affaires", il fut irrité. En fait, on peut même dire clairement qu'il s'est senti outragé par ces commentaires.

Vous voyez, Benny était à l'époque PDG de l'une des plus grandes sociétés de communication en Afrique du Sud. Il était physiquement, mentalement et émotionnellement si stressé qu'il était visiblement sur le point de craquer.

En parlant avec lui, il était clair que mis à part le fait qu'il soit passé par le Processus de Présence, il avait besoin de quelque chose qui lui apporte un soulagement immédiat - ou bien il allait littéralement péter un fusible.

J'ai donc suggéré, même s'il ne disposait pas encore de l'intuition fondamentale pour supporter la pratique, qu'il commence immédiatement à "voyager au cœur de son expérience". Je savais que s'il mettait immédiatement cette méthode en place dans sa vie qu'il ressentirait un soulagement palpable. Cela pourrait alors lui apporter le répit nécessaire pour progressivement s'occuper de l'état sous-jacent de son corps émotionnel.

Afin de trouver un point de départ, je lui ai demandé quelle était le moment dans son travail qu'il considérait comme étant le plus stressant.

"Les réunions avec mes employés", a-t-il lâché. "J'ai la sensation de me noyer. Je n'arrive pas à trouver la manière de diriger ces réunions qui ne cause pas d'animosité au sein de mon personnel. J'ai mal au cœur à chaque fois que je dois entrer dans la salle de réunion sachant que je vais être considéré comme 'l'ennemi'. "

"Bien" lui ai-je répondu. "C'est facile. Tout ce que vous avez à faire est de faire ce que je vous demande, et avec le temps, pendant que nous traversons ensemble LE PROCESSUS DE LA PRESENCE, la raison pour laquelle nous expérimentons cette approche que je vais partager avec vous, vous apparaîtra plus clairement. D'ici là, vous aurez goûté aux résultats et cela vous donnera la confiance nécessaire pour appliquer cette technique de navigation dans tous les aspects de votre expérience de vie."

Bien sûr, Benny m'a regardé avec incrédulité, surtout quand je lui ai dit que c'était la dernière fois qu'il aurait jamais à "diriger des réunions" ou à "planifier et contrôler leurs ordres du jour". Dans son esprit, ça avait l'air ridicule et s'il avait pu aller ailleurs, je suis sûr que Benny se serait levé et serait parti. 'Heureusement', il était désespéré et le destin l'avait donc coincé entre le marteau et l'enclume! Voici les instructions que j'ai commencé à lui donner:

"Quand aura lieu votre prochaine grande réunion ?" lui ai-je demandé,

"J'en ai une très importante dans trois jours" répondit-il. "Et nous devons en ressortir en ayant pris une décision concernant une question sur laquelle aucun des membres de mon conseil ne peuvent s'entendre. C'est la pagaille " a-t-il déclaré avec frustration.

"Fantastique" ai-je répondu. "C'est tout à fait le test décisif dont nous avons besoin pour que vous puissiez avancer vers une nouvelle façon "d'être un PDG." Le pauvre Benny secoua sa tête. Je pouvais voir qu'il pensait devoir à présent "faire encore des choses" en plus de la charge de travail qui encombrait déjà son corps mental. "Ne vous inquiétez pas», lui ai-je dit en souriant. "Il n'y a rien d'autre que vous ayez à faire que d'amener la conscience sur ce qui est déjà là juste devant vous. En fait" ai-je ajouté "nous allons terminer dans quelques minutes avec l'aspect le plus important de ce voyage."

À ce moment, j'ai posé à Benny la question la plus importante que nous pouvons nous poser lorsque nous voyageons dans nos expériences :

"Si vous aviez le choix, comment voudriez-vous vous sentir au moment où la réunion vient de se terminer et que vous quittez la salle du conseil?"

Le visage de Benny se figea, parce que comme la plupart d'entre nous, il n'avait jamais considéré cette question. Etant devenu un adulte habituellement réactif, toute son attention avait été utilisée sur le mode du copié-collé ; il ne voyait les résultats de la réunion prévue qu'en fonction de son expérience de la "réunion" la plus récente, qui n'était elle-même qu'un copié-collé des nombreuses expériences de réunions désagréables qui avaient eu lieu auparavant.

"Que voulez-vous dire?" demanda-t-il avec un froncement de sourcils.

Alors, comme il est nécessaire de le faire à chaque fois que j'explique cette méthode de navigation à quelqu'un pour la première fois, j'ai répété la question, lentement:

"Si vous aviez le choix, comment voudriez-vous vous sentir au moment où la réunion vient de se terminer et que vous quittez la salle du conseil?"

"Euh, euh, eh bien je voudrais me sentir bien…" dit-il en restant à la surface des choses.

"Qu'est-ce que signifie 'bien'?" ai-je continué.

"Eh bien" reprit-il, "Je voudrais sentir que nous sommes arrivés avec succès à un accord qui convient à tout le monde".

"Donnez-moi quelques mots qui pourraient décrire la manière dont vous pourriez vous sentir." ai-je demandé.

"Eh bien" répondit-il, " peut-être un sentiment de satisfaction et de soulagement et aussi d'accomplissement. "

"Bien" ai-je dit. "Maintenant Benny, ceci est la partie la plus importante de ce processus : je voudrais que vous rameniez ces ressentis à votre conscience maintenant. Pouvez-vous faire cela? Pouvez-vous vous autoriser à ressentir un mélange de satisfaction, de soulagement, et d'accomplissement maintenant?"

Il ferma les yeux et resta là, assis tranquillement pendant un moment.

"Oui, je peux le ressentir." répondit-il doucement.

"Bon travail. Maintenant, tout en maintenant ces sentiments au cœur de votre conscience, je voudrais que vous vous projetiez dans le moment où vous quittez la salle de conférence après cette réunion ... pouvez-vous projeter votre attention dans ce lieu et vous visualiser entrain de quitter la salle après cette réunion? "

"Oui," répondit-il.

"Pouvez-vous vous voir entrain de quitter cette réunion avec un sentiment de satisfaction, de soulagement et d'accomplissement?

"Oui," répondit-il.

"Bien, maintenant ouvrez les yeux et lâchez-prise. C'est tout ce que vous avez à faire pour commencer à voyager au cœur de cette expérience. Vous n'avez pas à vous asseoir et à vous concentrer dessus longtemps, vous avez juste à vous voir à l'issue de l'expérience et à la superposer avec le sentiment dont vous avez besoin qui est de ressentir ce sentiment maintenant. Après, lâchez-prise".

 

Le non-effort vient du non-effort.

J'ai alors demandé à Benny de placer à nouveau son attention sur la réunion prévue et qu'il me dise comment cela se passait. Il a indiqué qu'une grande partie de l'anxiété autour de lui, ce que j'appelle la "charge émotionnelle", s'était dissipée.

"C'est parce que vous avez commencé à vraiment en assumer la responsabilité au niveau du point d'origine de la qualité de cette expérience", lui ai-je expliqué. "Par conséquent, une partie de l'anxiété liée à son déroulement est déjà neutralisée. Toutefois," lui dis-je en souriant "nous devons poursuivre notre méthode de navigation".

J'ai expliqué à Benny que les réunions en général étaient pour lui profondément chargées de souvenirs qui n'étaient manifestement pas confortables, ces mémoires étant teintées du malaise qu'il avait vécu lors de réunions d'affaires désagréables, mais que cela provenait d'une cause plus profonde, d'empreintes d'événements survenus pendant les sept premières années de son enfance.

Benny m'a alors révélé que son père avait également été un homme d'affaires et il a raconté comment celui-ci avait l'habitude de parler des épreuves et des difficultés de ses expériences de travail avec sa mère au cours des dîners. J'ai dit à Benny qu'il y avait une très probable possibilité que l'énergie autour de ces discussions - dont il s'est souvenu comme étant très tendues à certains moments - ait été imprimée dans son propre corps émotionnel.

Je lui ai également expliqué que cela n'avait pas d'importance ni ni quand l'empreinte négative autour des "réunions" avaient leur origine ; la seule chose qui valait la peine d'être reconnue était qu'il continuait à faire des "copier-coller" de ces mémoires désagréables dans toutes ses relations par rapport à ses expériences de "réunions".

"Bien que nous ayons commencé à voyager au cœur de cette réunion particulière qui est prévue" lui ai-je expliqué "vous devez encore faire face à la charge émotionnelle négative liée aux réunions en général qui est imprimée au cœur de votre corps émotionnel. Cela signifie que, entre maintenant et cette réunion à venir, vous allez éprouver des états d'anxiété chaque fois que votre corps mental errera inconsciemment vers des pensées concernant l'événement."

Donc, voici ce que je vous demande de faire: chaque fois que vous ressentez une anxiété autour de cette réunion qui est prévue, ne repoussez pas ces sentiments d'inconfort ou n'essayez pas de les endormir ou de les contrôler en vous distrayant. Au lieu de cela, arrêtez ce que vous êtes entrain de faire et pendant environ une minute ou deux, accordez à ces sentiments d'inconfort toute votre attention; non pas pour les modifier de quelque façon que ce soit, mais simplement afin de reconnaître leur présence au sein de votre champ de conscience.

Puis, pendant environ 30 secondes, entrez à nouveau brièvement dans la pratique de la navigation : visualisez-vous à l'issue de la réunion qui est prévue et superposez à cela le sentiment désiré de soulagement, de satisfaction et d'accomplissement en le ressentant dans l'instant. Est-ce que cela vous paraît clair? "

"Oui," dit-il.

"C'est important que vous compreniez" lui ai-je répété, "que les souvenirs de ces malaises émotionnels passés liés aux réunions surgiront, et qu'ils le font pour être intégrés, et que vous devez les intégrer consciemment en leur permettant d'exister, mais après les avoir ressentis, vous devez également y répondre en les superposant avec l'intention de votre navigation. Vous devez répondre de cette manière à chaque fois que l'anxiété fait surface. Et, vous pouvez faire cela où que vous soyez, dans n'importe quelle situation où vous vous trouvez, parce que c'est un "non-faire" - c'est l'action qui se déroule intérieurement - ainsi personne n'a même à savoir que vous êtes entrain de le faire."

"J'ai compris" a-t-il dit.

J'ai ensuite brièvement expliqué à Benny La Voie de La Conscience afin qu'il comprenne le mouvement naturel de l'énergie se déplaçant du plan émotionnel vers celui du mental puis vers le physique lorsque nous manifestons une expérience. J'ai ensuite fait remarquer que ce que nous venions juste de terminer était "la navigation au cœur de son intention", le point d'origine. Toutefois, la réussite de la navigation a demandé que nous déplacions notre conscience à travers le mental et également dans les aspects physiques.

Pour ce faire, je lui ai dit qu'après avoir terminé les navigations dans le corps émotionnel, nous devions ensuite initier la "clarté du corps mental".

"Accomplir la clarté du corps mental est simple", lui ai-je expliqué. "Il y a certaines informations qu'il vous faut connaître avant d'entrer dans cette réunion, et vous seul savez ce que c'est, n'est-ce-pas?"

"Oui" répondit-il.

"Cette information est importante et ce mot même révèle pourquoi, l'information nous permet d'agir collectivement ensemble les uns avec les autres. Si vous n'avez pas mentalement visité toutes les informations nécessaires avant d'entrer dans cette réunion, alors il y a des points au cœur de votre expérience de la réunion dans lesquels vous ne pourrez pas vous déplacer en phase avec les autres qui sont dans la salle de conférence.

Ainsi, une fois que vous avez navigué dans le 'sentiment du résultat', vous devez prendre soin de la clarté du corps mental en étant sûr que vous êtes au courant de toutes les informations dont vous avez besoin. Une fois que vous l'êtes, vous pouvez sensiblement réduire l'anxiété découlant du manque de clarté mentale et des 'sentiments' qui peuvent surgir du fait de ne pas être prêt mentalement. "

"Je peux le faire», dit-il.

"Bien" ai-je continué. "Maintenant la dernière étape au cœur du voyage de votre expérience concernant cette réunion qui va avoir lieu est l'accomplissement de la présence du corps physique. C'est aussi très simple: Il y a certains besoins physiques dont vous devez prendre soin afin d'entrer dans cette réunion comme quelqu'un qui se sent physiquement prêt. Par exemple, d'un point de vue d'ordre physique, avez-vous eu suffisamment de sommeil, d'exercice et mangé un repas nourrissant ?

Ou bien, êtes-vous fatigué, est-ce que vous vous sentez comme une limace et vous compensez alors avec trop de café? Parce que ces facteurs vont influer sur votre niveau de présence lorsque vous serez en réunion. Aussi, et c'est tout aussi important, est-ce que vous avez matériellement tout ce dont vous avez besoin pour faciliter cette réunion? Avez-vous tous les documents, les dossiers, les chiffres et les contacts à portée de main dont vous avez besoin pour soutenir l'intention générale de la réunion?

Être physiquement prêt vous aide à vous 'sentir' physiquement présent dans le processus. Ne pas délibérément prendre soin de ce détail crée une distraction sur le plan physique. Donc, vous assurer de voyager au cœur de votre expérience dans la présence physique est également crucial."

Nous sommes ensuite brièvement repassés à nouveau par le processus. J'ai souligné que l'efficacité de cette méthode de navigation n'était pas tant déterminée par ses différentes phases mais plus par la séquence dans laquelle s'était déroulée la préparation de la navigation: Du plan émotionnel vers le plan mental au plan physique. Je lui ai expliqué qu'en tant qu'adultes, nous sommes physiquement engourdis par notre monde et que par conséquent nous nous identifions à nos conditions physiques presque exclusivement d'un point de vue mental, nous avons l'habitude de nous préparer à toute expérience en commençant par faire des ajustements physiques (en essayant de changer le monde qui nous entoure), puis par mentalement "penser à fond à l'expérience".

Nous n'examinons même pas la composante émotionnelle de notre expérience intentionnelle! Aussi, à mesure que nous traversons à l'envers cette approche que nous appelons la "préparation", inconsciemment nous faisons un "copier-coller des échecs de notre passé dans les résultats possibles de notre avenir". Nous nous demandons alors pourquoi il se trouve que "les choses sont telles qu'elles ont toujours été" - pour citer David Byrne des Talking Heads.

Une fois que Benny a été clair quant à son processus de navigation et sur les moyens de renforcer l'intention de son corps émotionnel à chaque fois que l'anxiété concernant la réunion se glissait dans son moment présent, ce fut le moment de l'acte final: Comment devait-il entrer et voyager lui-même consciemment à travers l'expérience de la réunion proprement dite?

"Au cours des dernières heures avant la réunion, tandis que le vrai moment de la réunion approche" ai-je commencé à lui dire "vous pouvez ressentir quelque chose que vous pourrez prendre pour de l'anxiété. Cette sensation inconfortable sera aussi vive que vous vous permettrez d'être distrait." J'ai expliqué à Benny que ce sentiment d'angoisse nous arrive à tous alors que nous approchons d'événements importants dans notre vie et qu'il est un véritable indicateur de notre manque de présence au sein de notre corps émotionnel.

"Ce sentiment" ai-je continué, "ne signifie pas que 'quelque chose ne va pas' ; cela signifie que nous sommes invités à 'ressentir aussi profondément que possible'. Ce sentiment est là car votre corps émotionnel essaie de vous hisser vers la prise de conscience du corps émotionnel." J'ai expliqué à Benny que plus nous nous ancrons consciemment dans le centre de notre cœur avant tout événement important, moins ce sentiment d'anxiété surgit dans notre expérience.

"Du fait que vous avez déjà tout préparé mentalement et physiquement pour la réunion," continuai-je "votre seule tâche est maintenant de demeurer au niveau du point d'origine de l'expérience, dans son ressenti – quoiqu'il arrive. Une fois que vous entrez dans la salle de conférence, votre seule tâche est de lâcher-prise au flux énergétique du déploiement du moment en prêtant attention à tous les ressentis qui pourront se dérouler sans chercher à les endormir ou à les contrôler."

J'ai expliqué à Benny que parce qu'il avait consciemment navigué dans cette réunion programmée, l'univers pouvait à présent coopérer à manifester le résultat désiré de cette expérience dans laquelle il était entré. Toutefois, à moins qu'il ne comprenne le point suivant très clairement, il agirait par inattention contre l'aide de l'univers :

Le sentiment (résultat) qu'il cherchait à manifester ne viendrait d'une situation ou de circonstances qui lui paraîtraient familières ; il surgirait à partir d'événements et de circonstances qui lui seraient inconnus et donc inconfortables.

S'il abordait donc la réunion avec une image mentale prédéterminée quant à la manière dont elle devait se dérouler et un programme concret précis sur la manière d'établir cette hypothèse mentale, il anesthésierait et contrôlerait immanquablement la réunion au point qu'il saboterait la possibilité de manifester le résultat de ressenti qu'il désirait.

C'est pourquoi en entrant dans la réunion il devait immédiatement "lâcher prise". Je lui ai expliqué que le lâcher-prise dans ce contexte ne signifie pas "renoncer à"; sa signification est telle que le mot le révèle. J'ai donc expliqué à Benny, qu'une fois qu'il aurait officiellement ouvert la réunion, il n'avait pas à la "diriger" comme il l'avait toujours fait dans le passé mais qu'il devait "se mettre à l'écart" de son déroulement. Pour ce faire, il devait embrasser une nouvelle manière de percevoir les choses comme:

Les gens assis autour de la table de conférence sont les attributs universels prêts à apporter le résultat de satisfaction, de soulagement

et d'accomplissement qu'il espère.

En d'autres mots, il doit se mettre à l'écart de leur chemin, afin que ce résultat puisse survenir dans la réalité sans interférence, sans que Benny n'entre dans la peur par rapport à ce qui se déroule. Si Benny - comme il l'avait déjà admis – ignorait la solution quant à ce qui était nécessaire pendant la réunion, alors quelle était la nécessité qu'il participe plus qu'il n'était vraiment nécessaire?

Il n'était pas nécessaire qu'il "prenne la parole" uniquement parce qu'il était le PDG. La meilleure position qu'il pouvait donc prendre était de "faciliter l'univers (les membres du jury) en se mettant à l'écart de leur chemin".

J'ai aussi particulièrement porté à l'attention de Benny que, comme l'univers concourt à parvenir à une solution, ses moyens pour accomplir cela font qu'il pourrait traverser des étapes imprévues qui pourraient parfois être des moments apparemment tendus, confus, chaotiques et émotionnellement inconfortables.

"Quand vous sentez que les choses deviennent tendues" lui ai-je expliqué "particulièrement si cela se produit, par exemple, à cause d'une vive discussion entre deux ou trois personnes pendant la réunion, il ne faut pas rentrer dedans et essayer de 'faire que tout se passe bien' ou 'd'arrêter ce qui se déroule' ou de 'suggérer une autre façon de faire'.

"Cette tension" lui ai-je assuré "est le facteur inconnu qui surgit de manière imprévue". Je lui ai expliqué que le nouvel ordre naît toujours du chaos. Pour ce faire j'ai utilisé l'illustration d'une femme qui est entrain d'enfanter :

Si un étranger, ne sachant pas ce qui se passe, se retrouve devant la scène d'une femme entrain d'enfanter, au lieu de se rendre compte qu'un enfant est entrain de naître, il peut à tort présumer que la femme est entrain de mourir.

"C'est pourquoi" lui ai-je conseillé "quand vous expérimentez ce processus de naissance au sein d'une réunion, vous devez lui permettre de se manifester, comme un observateur neutre et comme un 'facilitateur' permettant à un processus de se dérouler ; non pas comme un arbitre prenant partie en arrêtant un combat. Votre tâche est d'être là, et c'est là le plus grand secret : de demeurer dans le ressenti avec votre attention sur tout ce qui se déroule à chaque moment, quel que soit le sentiment d'inconnu ou de malaise ressenti."

J'ai expliqué soigneusement à Benny que le ressenti de la réunion, peu importe comment il l'a perçue, est ce qui va tous les amener vers la solution pressentie correspondant à son intention. "Demeurez dans le ressenti quoi qu'il advienne, sans interférer avec lui" lui ai-je conseillé, "et il vous amènera vers le miracle."

 

Trois soirs plus tard, j'ai reçu un appel téléphonique de Benny. Il y avait un étrange ton d'incrédulité et cependant d'admiration dans sa voix.

"Ce fut un succès" m'a-t-il dit. "J'ai fait exactement comme vous me l'avez dit. Je peux vous dire que cela n'a pas été facile à faire du tout. J'ai laissé les membres du conseil se débrouiller entre eux. A des moments c'est devenu très tendu, mais je me suis rappelé ce que vous m'aviez dit quant à demeurer dans le ressenti et de ne pas interférer avec lui. Je suis resté témoin, peu importe combien je voulais imposer mon autorité ou ajouter mon opinion. J'ai réalisé que je n'avais personnellement aucune solution à proposer en me rendant à cette réunion et donc mon travail a été simplement d'écouter et d'identifier une solution plutôt que d'en imposer une." Puis il est devenu plus calme.

"La chose la plus importante n'a pas été que nous la réunion ait eu du succès ni que nous soyons parvenus à une résolution acceptable pour nous tous" dit-il d'un ton émotif "mais que plus tard j'ai reçu des appels téléphoniques et des emails de la part de certains des membres du conseil me remerciant de leur avoir permis de participer pleinement aux débats.

Ils m'ont dit que "j'avais dirigé une réunion très réussie" et pourtant, c'était la première fois que je me suis rendu dans la salle du conseil et que je n'ai rien fait! Merci" m'a-t-il dit "je suis encore tout étonné de voir comment cela fonctionne. Est-ce que cela fonctionne ainsi pour tout? "a-t-il demandé.

"Oui" lui ai-je dit "Pour tout. C'est ça qui est intéressant" ai-je ajouté "nous voyageons toujours au cœur de nos expériences, toujours, simplement nous le faisons la plupart du temps inconsciemment. Lorsque nous voyageons inconsciemment nous obtenons toujours les fruits de nos craintes et non de ce que nous cherchons vraiment. C'est parce que nous utilisons toujours le corps émotionnel comme point d'origine; nous l'utilisons simplement inconsciemment et avec crainte."
"Eh bien" dit-il, "Je sais maintenant qu'il existe une autre voie".

 

VOYAGER DANS NOS EXPERIENCES

UN BREF SURVOL DU PROCESSUS

Ce qui suit est une liste utile à mettre en place dans notre vie quotidienne lorsque nous choisissons de voyager dans nos expériences. Elle peut être utilisée pour un voyage à longue distance, pour la résolution d'un conflit, pour écrire un livre, pour n'importe quoi! Et, comme mes parents avaient l'habitude de dire "La preuve est dans la pratique".

En guise de renforcement de la méthode, les inscriptions suivantes en bleu après chaque point illustrent la manière dont je l'utilise pour voyager dans une expérience comme par exemple lors d'un vol de New York vers l'Afrique du Sud. Les vols longs courriers peuvent s'avérer difficiles, surtout si nous ne prenons pas le temps de voyager dans l'expérience qu'ils nous proposent. Voici comment j'applique cette technique comme moyen d'arriver en Afrique du Sud en me sentant "frais et dispos et détendu en ayant de plus apprécié l'expérience".

Nous déterminons exactement la manière dont nous voudrions nous sentir à l'issue de l'expérience dans laquelle nous naviguons. Nous devons être capables de ressentir ce sentiment dans le moment présent.

"Pour mon voyage 'New York - Afrique du Sud', je choisis consciemment de me sentir frais et dispos, détendu et reconnaissant de pouvoir faire une expérience agréable. Afin de m'aider à ramener ces sentiments dans le 'moment présent', je me rappelle de la dernière fois où j'ai éprouvé ces sentiments et je ramène mes souvenirs consciemment dans ce moment présent.

Nous portons alors notre attention sur le moment projeté en nous visualisant clairement au moment du résultat. Nous superposons cette image avec ce sentiment en le ressentant dans le moment présent tandis que nous nous visualisons à la fin de l'expérience.

"Je me vois débarquant de l'avion et marchant dans l'Aéroport International Oliver Tambo me sentant frais et dispos, détendu et reconnaissant d'avoir vécu une expérience agréable. Je ressens maintenant ces émotions tandis que je me visualise au cœur de cette vision."

Nous veillons à avoir toutes les informations requises pour parvenir à la clarté mentale.

"Je m'assure d'avoir tous les détails du vol en mains, l'heure de départ, l'heure de l'enregistrement, le terminal auquel je dois arriver à New York et je suis clair quant à la manière dont je vais m'y rendre. Je fais aussi attention à ce que mon moyen de transport m'amène à l'aéroport assez tôt pour que j'aie assez de temps pour l'enregistrement, passer le point de contrôle, me détendre et prendre un repas avant d'embarquer. "

Nous nous assurons que nous sommes préparés physiquement et que nous avons mis en place toutes les conditions matérielles et physiques nécessaires à l'expérience dans laquelle nous entrons.

"Je m'assure que je mes bagages sont faits et que mes valises ont le poids autorisé. Je m'assure que j'ai mon billet, mon passeport et assez d'argent pour prendre un bon repas avant d'embarquer. Je fais aussi attention à ce que j'ai mes médicaments homéopathiques pour le décalage horaire, un bon livre et un coussin de voyage pour me permettre de faire une sieste confortable. "

Alors que nous nous approchons de l'expérience, nous pouvons ressentir des moments d'inquiétude surgir qui sont déclenchés par les souvenirs du passé ; nous nous permettons de ressentir cette anxiété pendant quelques instants, puis nous répétons l'étape 2.

"Si à un moment je me sens nerveux ou anxieux au sujet de mon vol, je me permets de m'asseoir avec ces sentiments et je reconnais leur présence là où je me trouve. Ensuite je superpose doucement cette expérience avec la vision de moi-même descendant de l'avion en Afrique du sud, me sentant frais et dispos, détendu et ayant apprécié mon vol."

Alors que nous approchons du moment d'entrée dans l'expérience de navigation, nous portons toute notre attention sur ce que nous ressentons - surtout si c'est inconfortable. Cette pré-expérience est conçue pour nous ancrer dans le cœur de l'expérience.

"Comme je me prépare à embarquer dans l'avion, je m'observe et je fais attention à ce que je ressens. Je place littéralement mon attention dans mon corps au niveau de mon cœur et je m'y maintiens tandis que j'embarque dans l'avion et que je trouve ma place dans l'appareil. Peu importe quels sentiments surgissent, je leur permets d'exister."

Nous lâchons prise au sein de l'expérience, sachant que ce qui se déroule dans le but de nous mener vers notre solution, s'accomplira d'une manière " que nous ignorons".

"Si, alors que je suis encore dans l'aéroport, j'entends que le vol a été retardé, je lâche-prise. J'accepte cette façon dont l'univers réorganise les circonstances dans le but de manifester la réalisation que j'ai demandée. Il n'est pas nécessaire que je comprenne pourquoi les événements se déroulent de telle ou telle manière pour être sûr qu'ils se déroulent toujours en ma faveur; ceci parce que j'ai navigué au cœur du point d'origine. Même si je me retrouve assis à côté de quelqu'un auprès de qui je ne me verrai pas normalement passer 18 heures, je ne résiste pas. Peu importe l'inconfort qui peut surgir, je m'installe dans la conscience de la situation, dans la confiance que ceci est la méthode que l'univers utilise pour faciliter la réalisation de mon intention. "

Lorsque les circonstances deviennent inhabituelles, voire tendues, nous ne cherchons pas à les endormir et les contrôler ou à les diriger de toute autre manière.

"J'ai été une fois sur un vol sur lequel un bébé souffrait de maux d'oreille à cause de la pression dans l'appareil. Je ne comprenais pas comment un bébé entrain d'hurler pouvait faire partie de mon intention? Cependant, j'ai donné à l'univers le bénéfice du doute. Au lieu de repousser les plans émotionnels et auditifs de l'expérience, j'ai posé ma lecture, j'ai mis de côté mon désir de calme et de repos et je me suis permis d'embrasser pleinement cette expérience; je me suis doucement connecté avec ma respiration et j'ai porté toute mon attention sur la voix de l'enfant. Pendant les heures qui ont suivi, j'ai été transporté dans une expérience de purification primaire qui m'a permis de revisiter des aspects de ma propre enfance qui, sans que je n'en aie aucune idée, appelaient mon attention. Je suis passé par une expérience libératrice qui m'a vu basculer comme si j'avais relâché des années de bagage émotionnel. Quel cadeau! Cependant, j'ai également noté la manière dont les gens autour de moi combattaient l'expérience, et lorsque nous avons atterri, j'ai vu combien ils étaient tourmentés par leur expérience de vol. A l'évidence ils n'avaient pas du tout voyagé au cœur de leur expérience."

Pendant toute la durée de l'expérience nous portons notre attention sur le contenu ressenti de l'expérience; c'est le courant énergétique qui nous porte vers l'accomplissement de notre intention de départ.

"Pendant le vol, je vérifie systématiquement "comment je me sens ", non pas en vue de me sentir d'une certaine manière, mais uniquement comme moyen de reconnaître consciemment ce qui se déroule dans mon cœur à n'importe quel moment."

Cette méthode peut être utilisée pour voyager au cœur de n'importe quelle expérience. Plus nous l'appliquons, plus nous devenons confiants dans notre capacité à faciliter une issue favorable. Rappelez-vous, nous pouvons demander n'importe quel sentiment que nous désirons et nous ne pouvons l'obtenir, tant que nous entrons dans une relation de co-création avec l'univers et tant que nous lâchons prise vis-à-vis de l'expérience une fois que nous y sommes entrés.

Cette technique ne consiste pas à "demander des choses" ou à "manifester mentalement des détails spécifiques". Nous serions embrouillés si nous utilisions les détails comme moyens de dicter les paramètres exacts de nos expériences, et "demander des choses" ne fait qu'anesthésier "nos besoins insatiables et nos désirs". Cette méthode n'a rien à voir avec le fait de "créer une situation inexistante comme moyen d'endormir et de contrôler la réalité de ce qui est". Cette méthode consiste à reconnaître la réalisation suivante:

Lorsque nous nous sentons réellement en paix quant à l'issue de toute expérience, les détails concernant la façon dont s'est déroulée celle-ci afin de nous amener à ce point de paix authentique, n'ont pas d'importance.

C'est la manière dont "nous nous sentons à propos d'une expérience" qui détermine "ce que nous ressentons au sujet d'une expérience". Ceci est une vérité évidente qui se perd au milieu de nos "pensées désespérées" et de nos "actes physiques sans fin". En voyageant consciemment dans nos ressentis de cette manière, non seulement nous arrivons à un résultat favorable, mais nous y arrivons aussi en invitant l'univers à devenir un participant co-créatif au cœur de chacune de nos expériences.

Cette méthode nous permet de nous ouvrir aux probabilités et aux possibilités illimitées. Ensuite, lorsque les gens nous demandent: "Comment avez-vous fait cela?" nous pouvons honnêtement répondre: "Dieu est le 'comment' " Quel soulagement!

 

PLUS TARD…

Des mois après avoir terminé ses séances avec moi, Benny m'a téléphoné pour discuter. Il m'a dit qu'il n'était plus PDG de cette compagnie, qu'il avait lancé sa propre entreprise et se concentrait sur la qualité plutôt que sur la quantité.

"Ne vous méprenez pas" dit-il, " je gagne encore beaucoup d'argent, je m'y prends simplement autrement; ce n'est plus stressant maintenant, c'est agréable. "

Puis il se mit à me raconter comment il avait intégré la procédure de navigation dans la façon dont il gérait son affaire. "Au début de chaque mois, je fais une réunion générale avec le personnel" a-t-il expliqué. "en fait je l'appelle 'notre réunion mensuelle de navigation '. Ce que je fais est de d'abord demander à mon personnel de me dire comment ils voudraient se sentir dans leur expérience de travail à la fin du mois?

Au départ", di-il en riant, "quand je leur ai posé cette question, ils m'ont regardé, le visage pâle; personne ne leur avait jamais demandé une telle chose auparavant au sein d'une salle de conférence. Une fois qu'ils ont commencé à donner leurs réponses, je leur ai demandé de ressentir les choses dans le moment présent et, s'ils n'y arrivaient pas, de faire remonter dans le présent un souvenir où ils avaient éprouvé ce sentiment par le passé.

Les toutes premières fois que j'ai fait ça, je leur ai dit: 'Je sais que ça paraît étrange, mais faites moi simplement rire'. Je leur ai ensuite demandé quelles étaient les informations dont nous avions besoin individuellement pour réaliser ensemble un autre mois fructueux. Une fois que tout le monde a soumis ses commentaires, je leur ai ensuite demandé quelle action concrète nous devrions prendre pour aller dans cette direction. Je m'assure toujours" a-t-il souligné "que nous avançons dans nos rencontres dans cet ordre : du ressenti aux informations aux tâches pratiques sur le plan physique. Puis, tout au long du mois, nous nous réunissons chaque lundi matin et avant de commencer avec l'agenda de la semaine, nous prenons un moment pour relire brièvement le compte-rendu de cette réunion de navigation comme moyen de renforcer notre intention collective. À un moment donné " dit-il en riant encore, "quelqu'un m'a demandé si je suivais un genre de cours de motivation dans le management commercial. J'ai dit: 'Non, je prends juste la responsabilité de la qualité de notre environnement de travail'. En conséquence de cette approche, mes collaborateurs font maintenant toujours le point sur ce que nous cherchons à ressentir à l'issue d'un projet que nous avons mis en place. Je ne pense même pas qu'ils sachent pourquoi nous le faisons. Ils apprécient simplement leur emploi, l'environnement au bureau et le succès que nous connaissons tous en tant qu'équipe, ils acceptent donc mes méthodes pour que cela s'accomplisse".

"C'est merveilleux Benny" dis-je. "Merci pour ce retour en partage."

"Michael" a-t-il demandé "Avez-vous déjà pensé à partager cette méthode avec plus de personnes dans l'environnement des entreprises?"

"Oui" lui ai-je répondu "je l'ai fait".

 

"Il ne s'agit pas de se sentir mieux - il s'agit de mieux savoir sentir."

 

Michael Brown

 

 

 

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Michael Brown ©

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