LA REVELATION DE L'ETRE
Traduction française: linda@mayanmajix.com
La résonance de 2008 est que nous sommes de plus en plus prêts à appréhender la Révélation de l'Etre. La Révélation de l'Etre ne nous permet pas d'obtenir ce dont nous avons besoin ou envie. Elle ne nourrit pas les états non intégrés des empreintes de notre corps émotionnel. Il ne s'agit pas d'obtenir quoi que ce soit et elle demeure cachée et insaisissable tant que nous faisons quelque chose pour obtenir quelque chose.
La Révélation de l'Etre ne fait que nous autoriser à expérimenter la conscience de ce que nous sommes.
En la recevant, nous recevons le Tout.
Tout est Révélation de l'Etre.
Faire valoir l'Etre…
Le but de cet écrit est d'inviter et de transmettre la Révélation de l'Etre.
Accomplir ceci demande, de manière métaphorique, de nous tenir devant le tribunal du corps mental et de faire valoir l'Etre – en opposition au Faire – en tant que point d'origine de la nature de l'expérience humaine.
Faire valoir cela défie la construction elle-même de ce que nous considérons comme un "comportement humain normal."C'est pour cette raison qu'il est nécessaire de commencer cette lettre en définissant certains mots de manière aussi claire que possible afin que nous réalisions ce qu'ils représentent dans le contexte de cet écrit et le faire valoir qu'elle met en avant. Ce n'est pas une tâche facile car le corps mental, à travers lequel, nous les humains, percevons nos points de référence, s'est intronisé lui-même en tant que "Dieu".
Cette lettre a l'intention de détrôner ce faux dieu et tous ses faits et gestes de sorte que l'on réalise que c'est l'Etre qui est Dieu de toutes choses.
Faire, Etre et le Non-Faire…
En accomplissant le changement de paradigme du 'faire' vers 'l'être', il n'existe que trois types d'impulsions humaines nécessitant notre examen. Chacun d'entre elles s'exprime à travers notre expérience physique, mentale et émotionnelle:
La première impulsion et la plus courante est le "Faire".
Nous définirons le 'Faire' dans le contexte de cette lettre comme : toute intention de manipuler l'expérience.
'Faire' signifie toute impulsion physique, mentale et émotionnelle émergeant de l'empreinte d'un malaise émotionnel à travers la croyance que l'activité qu'elle génère a la capacité d'anesthésier ou de contrôler la résonnance inconfortable ressentie par l'expérimentateur.
En d'autres mots, dans le cadre de cette lettre, toute impulsion initiée comme un moyen de se sentir mieux est définie comme : "Faire". En effet, comme tout ce qui est fait pour manipuler l'expérience est conduit par une empreinte émotionnelle qui pour une grande part fait partie inconsciente de celui qui l'accomplit, tout 'Faire' est l'élan d'une conduite inconsciente impulsive.
A partir d'ici nous nous référerons simplement à toute la gamme d'impulsions inconscientes comme : "Faire".
La seconde impulsion n'est pas si courante et émane comme un rayonnement spontané de l'Etre. Bien qu'il puisse être perçu à travers une expression émotionnelle physique, mentale et affective, en son essence c'est une émanation dans le monde de notre résonance vibratoire. En tant que dynamique, c'est l'expression de la "conscience de l'Etre" et par conséquent une impulsion qui est dirigée consciemment.
A partir de là, nous nous réfèrerons dans cet écrit à l'impulsion de cette expression vibratoire dirigée consciemment comme: "Etre".
La troisième impulsion est le "Non-Faire". Le 'non-faire' peut également signifier "défaire". Le 'non-faire' signifie toute impulsion physique, mentale ou émotionnelle dont l'intention délibérée est de désactiver la condition causale de nos actes inconscients en y apportant de la conscience, puis d'apporter la lumière de manière inconditionnelle sur le ressenti de malaise sous-tendant notre empreinte émotionnelle non intégrée.
Ce qui différencie le "non-faire" du "faire" est l'intention. (LE PROCESSUS DE CONSCIENCE, par exemple, est basé sur le "non-faire" son intention étant - à travers l'activation de la conscience – de nous désengager de l'empreinte émotionnelle non intégrée qui nous amène inconsciemment dans le 'faire'. En conséquence, ce processus, s'il est abordé avec cette intention, sert de pont temporaire entre :
vivre sa vie en "faisant" et vivre sa vie en "réalisant l'Etre".
La différence entre ces trois types d'impulsions n'est observable que par le regard de l'Etre, non pas par l'observation spécifique de l'activité de notre être physique, mental ou émotionnel.
Deux individus peuvent par exemple travailler 12 heures par jour, 7 jours par semaine. Les deux sont donc en mesure d'exprimer une impulsion d'ordre physique, mentale et émotionnelle.
Cependant, tandis qu'il y en a un qui va travailler comme moyen d'anesthésier et de contrôler son malaise intérieur – malaise émergeant inconsciemment en lui depuis la peur, la colère et la douleur de son empreinte émotionnelle non intégrée - l'autre va, au cœur de la même activité, célébrer le fait d'Etre vivant dans le monde.
Extérieurement, les deux peuvent sembler similaires, mais à travers le regard de l'Etre et de la perception des conséquences, il sera toujours révélé qui est qui.
L'activité physique, mentale et émotionnelle au sein du monde n'est pas automatiquement définie comme étant le "Faire" car elle implique une impulsion – on la définit comme le "Faire" par l'intention qui la conduit.
La règle d'or est la suivante: Si nous abordons l'activité physique, mentale ou émotionnelle pour nous sentir mieux - avec l'intention de manipuler nos conditions pour que nous nous sentions plus à l'aise avec elles - il est plus probable que nous sommes entrain de "Faire" et non pas "d'Etre".
La Voie du 'Faire'…
Lorsque nous entrons dans quelque expression physique, mentale ou émotionnelle comme moyen d'anesthésier ou de contrôler la conscience de notre empreinte émotionnelle non intégrée, nous essayons de 'faire' quelque chose.
Lorsque notre impulsion est conduite par la peur, la colère ou une douleur non-résolue, nous essayons de 'faire' quelque chose.
Par conséquent, nos expressions conduisent toujours à la création de conditions, situations et créations extérieures ne servant qu'à maintenir la résonance de notre malaise intérieur.
Dans ces circonstances, nous créons constamment et par inadvertance nos conditions de travail, nos difficultés environnementales, nos relations humaines et nos dispositions organisationnelles dont le résultat est une manifestation continuelle de peur, de colère et de chagrin. Nous manifestons des créations qui ancrent notre attention sur un paradigme fondé sur le temps dont les fondements sont attachés à des moments de notre passé qui n'ont pas été intégrés – des moments dont la résonance irrésolue nous amène à nous projeter de manière craintive, colérique et désespérée dans de futures situations que l'on peut s'attendre à être difficiles.
Comment cela pourrait-il en être autrement ?
Si les situations énergétiques non résolues que nous nommons peur, colère et tristesse sont les points d'origine de l'activité que nous générons, alors les résultats de ces efforts parlent déjà d'eux-mêmes : ils Sont la peur, la colère et la tristesse continuellement projetées dans l'instant. C'est en conséquence le déroulement naturel des causes et des effets.
Toutefois, lorsque nous créons une impulsion en tant qu'expression de l'Etre, les conséquences sont très différentes:
Elles sont un démantèlement continuel de toutes les structures extérieures fondées sur le temps.
Elles sont dépouillées de tous moyens de se protéger et de projeter.
Elles sont libérées de l'intention de faire un copié-collé du passé dans l'instant.
Elles sont une célébration de l'ancrage constant de notre conscience dans le déroulement sans fin de l'inconnu et des résonnances encore non réalisées de l'instant.
De cette manière, notre expérience de vie renaît continuellement.
Tant que nous valorisons l'Etre en tant que point d'origine de la nature de notre expérience, nous nous alignons automatiquement et instinctivement avec le 'faire'.
Les Limitations Mentales…
Aborder et résoudre intellectuellement cette situation difficile - par la pensée et la compréhension - est en soi une anomalie et chargé d'obstacles autodestructeurs ; car notre corps mental ne peut appréhender la valeur de l'Etre.
Notre corps mental n'a pas de point de référence pour la valeur de l'Etre parce qu'il est fait de formes-pensées. Et, tant que l'état de notre corps émotionnel reste non intégré et qu'il émane donc continuellement un mal-être, toutes nos formes pensées naissent de cet état intérieur d'inconfort.
Le fait que toutes les formes-pensées qui émanent d'un malaise sont par nature projetées vers l'extérieur, au lieu de diriger notre conscience vers l'intérieur et de résoudre nos empreintes émotionnelles non intégrées, ces formes-pensées tentent continuellement de nous convaincre que nous devons "faire quelque chose pour nous sentir mieux."
Parce que nous embrassons instinctivement et inconsciemment la résonance projetée extérieurement par ces formes de pensée réactives en les validant, nous nous donnons énormément de mal à essayer de comprendre ce qui nous arrive et à réfléchir à ce qu'il faut faire à ce sujet comme moyens de neutraliser notre malaise intérieur.
Nous sommes "un faiseur" lorsque nous croyons que la réflexion et la compréhension possèdent un genre de pouvoir magique qui peut remplacer la radiance de l'être.
Alors que nous travaillons dans cette perception des circonstances, il ne nous vient pas à l'esprit de nous tourner vers l'intérieur – le sentiment - comme moyen de rayonner directement la résonance de l'Etre sur le point d'origine de notre malaise.
En tant que 'faiseur', nous ne percevons aucune valeur dans l'Etre.
Au lieu de cela, nous construisons inconsciemment une expérience de vie à partir de faits et gestes qui ne servent qu'à diffuser notre peur, notre colère et notre tristesse non intégrées dans tous les aspects des situations de notre vie extérieure.
De ce fait, nous semons et donc récoltons l'inconfort.
Il ne nous vient pas à l'esprit qu'il n'y a rien que nous puissions faire pour transformer notre malaise continuel.
En fait, plus nous devenons inconfortables, plus nous entrons dans l'activité mentale et ses états conséquents qui sont de 'faire'.
Et le plus nos états mentaux nous amènent dans le 'faire', le moins nous devenons conscients que toute cette activité découle de notre réaction par rapport à notre état émotionnel non intégré.
Lorsque nous arrivons à l'âge adulte, nous ne sommes plus des 'Etres- humains' - nous sommes des 'Faire- humains'.
Le Test du 'Faire' et de 'l'Etre'…
En tant qu'humains qui 'faisons', nous ne percevons le monde qu'à travers les yeux du 'faire'.
Peu importe que la vérité concernant notre délicate situation soit juste devant nos yeux, nous sommes aveuglés par le biais de notre perception - par notre allégeance au 'faire' comme moyen de procéder à un ajustement des causes sur la nature de notre expérience.
Par exemple, un véritable conseil tout simple peut nous être offert quant à la manière de nous libérer de cette situation par des paroles comme :
"Soyez calme et sachez que je suis Dieu."
Ou l'on peut entendre :
"Soyez dans le présent."
Ou, comme cet ancien hymne :
"Ne vous inquiétez pas, soyez heureux."
Ou encore, comme le Mahatma Gandhi l'a enseigné :
"Soyez la paix que vous voulez voir dans le monde."
Comment savons-nous si nous sommes un Faiseur ou si nous sommes dans l'Etre ?
C'est facile à établir. Faites le test: Lisez les quatre phrases ci-dessus à nouveau.
Si nous sommes un 'Faiseur' et que nous accordons donc de la valeur au 'Faire' en tant que moyen d'accomplir des ajustements des causes avec la nature de notre expérience humaine, notre attention se portera alors sur les mots "calme", "le présent", "heureux" et "paix" comme moyens de comprendre la sagesse que ces paroles transmettent.
En tant que 'Faiseur' – à la lecture de ces mots - nous nous attachons automatiquement et assez inconsciemment à l'état de "calme" ou à l'état appelé "le présent" ou à la réalisation de l'expérience appelée "bonheur" ou "l'essence de la paix."
Nous pouvons alors commencer à étudier et analyser les caractéristiques du calme, du présent, du bonheur et de la paix - comme si elles étaient des ingrédients magiques pouvant nous aider à transformer la nature de notre expérience actuelle.
En tant que 'Faiseur' nous demandons alors:
"Comment puis-je être calme?"
"Comment puis-je entrer dans le présent?"
"Comment puis-je réaliser le bonheur?"
"Comment puis-je accéder à la paix?"
En posant ces questions, nous passons complètement à côté de la sagesse recherchée.
En conséquence, notre activité – les actions résultantes - (peu importe le degré de pureté de cœur ou de bonne intention) crée automatiquement des situations autour
de nous ne servant qu'à maintenir les causes des malaises qui conduisent l'ensemble de nos actions.
C'est par ce biais en faveur du 'faire' que se présentent toutes nos religions, nos groupes spirituels et nos organisations pour la paix.
Et, parce que toutes les structures organisationnelles encouragent une activité répétitive - activité qui nous devient vite familière et routinière - et parce que l'accoutumance est le somnifère qui sème l'inconscience et la résonance d'un comportement egocentrique habituel - toutes nos actions résultantes destinées à réaliser "le calme", pour entrer dans "le présent", pour réaliser "le bonheur" et pour accéder à "la paix", ne mènent nulle part.
Le temps qui se déroule va révéler qu'elles mènent toutes directement vers des situations qui favorisent la peur, la colère et la douleur - la résonance causale à partir de laquelle elles se produisent.
Cette boucle incessante se poursuit car nos actes n'ont pas résulté de la volonté de connaître la vérité de l'Etre. Ils sont apparus comme une tentative d'étouffer le malaise intérieur de nos empreintes émotionnelles non intégrées.
L'intention est cruciale – elle est la boussole de toutes les conséquences.
Tant que nous sommes des 'faiseurs', notre approche à travers tous les domaines "spirituels" n'est pas une réponse envers Dieu. Ce n'est pas le rayonnement de l'Etre – c'est une réaction face à un mal-être.
En tant que 'faiseurs', ce que nous sommes perceptivement incapables de réaliser est que des paroles comme "Arrêtez, et sachez que je suis Dieu" et "Etre la paix que vous voulez voir dans le monde" ne peuvent être réalisées en faisant quoi que ce soit.
En ce qui concerne le fait de réaliser la vérité de ces paroles, 'faire' - peu importe combien c'est noble - ne mène nulle part, n'accomplit rien et est aussi inutile que se débattre désespérément pour tenter de traverser une étendue d'eau.
Le test ci-dessus du 'faire' et de 'l'être' est infaillible.
Nous pouvons faire croire à ceux qui nous entourent que nous sommes libérés du piège perceptif de l'état émotionnel non intégré qui nous pousse sans cesse à agir comme moyen d'ajuster la qualité de notre expérience humaine, mais on ne peut leurrer notre expérience.
On ne peut tromper la condition actuelle de notre propre perception de la matrice - elle est ce qu'elle est.
Lorsque nous sommes dans l'Etre– que nous le sommes réellement - et que nous sommes alignés avec l'Etre comme source de la nature de notre expérience (en tant que ce que nous sommes et ce que Dieu est pour nous) alors lorsque nous lisons les paroles suivantes. . .
"Soyez calme et sachez que je suis Dieu."
"Soyez dans le présent."
"Ne vous inquiétez pas, soyez heureux."
"Soyez la paix que vous voulez voir dans le monde."
. . . notre attention met immédiatement en valeur le mot "Etre".
Nous savons que la puissance de ces phrases réside dans la pertinence de l'Etre - et non dans la pratique du 'Faire' associée à l'Etre. Nous les lisons alors de cette manière. . .
"Soyez calme et sachez que je suis Dieu."
"Soyez dans le présent."
"Ne vous inquiétez pas, soyez heureux."
"Soyez la paix que vous voulez voir dans le monde."
Nous réalisons aussi que pour un 'Faiseur' ces conseils sont facilement mal interprétés. Lorsque l'on prend conscience que l'Etre est le point d'origine de la qualité de notre expérience, nous les lisons automatiquement de cette manière :
"Soyez et connaissez Dieu".
"Soyez dans le moment présent."
"Le bonheur est d'Etre."
"Etre est un état de paix."
Agir spirituellement. . .
Le défi auquel nous sommes confrontés en passant de l'identification d'avec le 'Faire' à la réalisation de 'l'Etre', c'est que nous ne pouvons intégrer cette révélation par la compréhension mentale.
Notre corps mental ne peut appréhender 'l'Etre' par le fait d'y penser – à travers tout débat intellectuel ou discussion que ce soit.
Ou nous Sommes cela - ou nous en sommes complètement inconscients.
De manière perceptive, il n'existe pas d'état intermédiaire.
Nous pouvons être capables de masquer notre manque de conscience de la réalité de l'Etre au cœur des plus profondes actions spirituelles. Cet éventail d'actions spirituelles peut réussir à convaincre tous les 'Faiseurs' autour de nous que nous avons réalisé la réalité de l'Etre. Pourtant, lorsque nous mettons notre perception au test du "Faire et de l'Etre", nous passons à côté.
Se dire "spirituel", pour tenter de communiquer aux autres que nous avons réalisé 'l'Etre', est semblable à un poisson se faisant appeler "le nageur" pour tenter de communiquer à ses semblables qu'il sait qu'il est "un
poisson".
Le mot "spirituel" devient superflu lorsque nous transitons du 'Faire' vers 'l'Etre'.
Lorsque nous nous référons constamment à nous-mêmes comme "Etant spirituel" nous mettons l'accent non pas sur l'Etre, mais sur ce que nous faisons qui fait soi-disant de nous quelqu'un de spirituel.
De même, lorsque nous nous référons à nos organisations ou à nos activités comme "étant spirituelles", à nouveau nous mettons l'accent non pas sur l'Etre – mais sur ce que nos organisations font, ou sur ce que nos activités sont destinées à faire, qui les rend soi-disant spirituelles.
Par conséquent, nous déguisons simplement tous les besoins de 'Faire' qui ressortent encore de nos empreintes affectives de peur, de colère et de peine non intégrées, en autre chose que ce qu'ils sont.
Dans ces conditions, notre activité n'est pas un rayonnement de l'être – elle est une réaction par rapport à un malaise.
Cette situation difficile se poursuit aussi longtemps que nous tardons à nous offrir l'opportunité d'expérimenter la réalisation de 'l'Etre' comme source de toute vie.
La Race Humaine ...
Rappelons-nous, qu'enfant, ce n'est pas parce que nos parents étaient des 'Faiseurs' vivant dans un monde créé par les 'Faiseurs' que cela a valorisé notre Etre.
Nous vivons par conséquent dans un monde dont les structures sont destinées à endormir et contrôler l'état non intégré du corps humain collectif émotionnel – et non pas à soutenir la conscience de l'Etre.
Le monde dans lequel nous vivons tel qu'il est aujourd'hui – tel qu'il est continuellement maintenu par nous et nos politiciens, nos prêtres et nos profiteurs - est une manifestation extérieure de l'empreinte de peur, de colère et de peine du corps humain collectif émotionnel.
Cette résonance émotionnelle non intégrée est transmise énergétiquement à travers des empreintes de génération en génération comme un témoin dans une course de relais.
Ce que chaque génération fait alors est de penser à des manières nouvelles et améliorées de 'Faire' dans une tentative d'endormir et de contrôler ce malaise intérieur collectif.
Toutes nos organisations politiques, religieuses, spirituelles ainsi que celles œuvrant pour la paix, sont des structures émergeant de cet état inconscient du 'Faire'. C'est la résultante d'une réaction inconsciente de notre peur, de notre colère et de notre douleur collective, les conséquences de leur impulsion ne peuvent que nous entraîner vers une nouvelle reproduction et récolte de cette crainte, de cette colère et de ce chagrin.
Alors que nous continuons à nous aligner sur le 'Faire' comme moyen de résoudre cette situation éprouvante - peu importe la noblesse de notre intention - nous nourrissons inévitablement le feu de la misère humaine et passons continuellement le bâton-témoin du désespoir d'une génération de 'Faiseurs' à une autre.
Où que nous allions, nous sommes toujours 'Là'…
Pourtant, le multivers est généreux et plein de grâce. A chacun d'entre nous individuellement et nous tous collectivement, il est continuellement offert des situations par lesquelles la vérité de 'l'Etre' peut être réalisée.
Nous n'avons pas à rechercher ces opportunités en nous rendant en Inde, en lisant un autre livre: "comment être spirituel", ou en rejoignant une autre "organisation spirituelle" supposée nous guider vers des actions plus élaborées.
L'occasion de réaliser 'l'Etre' se trouve toujours là où nous sommes.
Cependant, alors que nous croyons être des 'faiseurs' et pendant que nous continuons à nous conduire comme s'il y a quelque chose que nous pouvons faire à propos de cette situation difficile, nous demeurons aveugles aux invitations incessantes à la réalisation de 'l'Etre'.
A chacun de nous il est continuellement offert une opportunité de réaliser 'l'Etre' à travers des situations à propos desquelles nous ne pouvons rien faire.
Tout ce qui nous est nécessaire pour commencer à expérimenter 'l'Etre' est de balayer, avec notre perception l'horizon de notre expérience individuelle et collective, les aspects de notre situation de vie par rapport auxquels nous n'avons rien pu faire.
Où est-ce que nos actions continuent à nous faire défaut ?
Nous avons tous des aspects de notre vie par rapport auxquels nous sommes incapables de faire quoique ce soit. Telle est la situation inévitable pour tous les 'faiseurs'. Cependant, nous pouvons ne pas être encore en mesure de nous l'avouer à nous-mêmes.
En percevant ces situations apparemment sans espoir, nous pouvons encore - malgré que nous n'ayons eu absolument aucun succès dans nos efforts – continuer à nous engager dans la réflexion et l'analyse dans une tentative de comprendre ce qu'il nous faut faire quant à ces situations...
Nous pouvons encore lire des livres, former des groupes, rejoindre des groupes, diriger des groupes, quitter des groupes, consulter des maîtres spirituels, méditer, prier, voter pour le bon candidat politique, suivre des régimes étranges et faire des exercices physiques – tout cela dans la croyance qu'il existe encore quelque chose que nous pouvons 'faire'.
Pourtant, peu importe combien nous posons d'actes incessants et complexes, rien n'en ressort jamais. Nous pouvons réussir à temporairement réarranger nos situations sur le plan physique. Nous pouvons réussir à temporairement anesthésier et contrôler la texture de nos pensées. Pourtant, avec le temps, il se révèle toujours que les causes demeurent indifférentes à nos actes.
Chacun de nous connaît dans sa vie des situations par rapport auxquelles il ne peut rien faire. Nous pouvons ne pas être encore en mesure d'affronter la vérité au sujet de notre incapacité d'influer sur un changement réel et durable dans un domaine particulier de notre expérience de vie - mais intérieurement, nous savons là où nos actions ont toujours échouées.
Nous le savons.
Où que nous allions - nous sommes toujours 'Là'.
Que faire?
À l'heure actuelle, notre communauté planétaire est amenée à vivre de nombreuses et diverses situations par rapport auxquelles il n'y a rien à faire.
Il est probable que nous n'avons pas encore le courage d'admettre cela non plus – ni à nous-mêmes – ni à qui que ce soit. Car si notre loyauté envers le 'faire' est pour nous un moyen d'ajuster le point d'origine de la nature de notre expérience, que se passe-t-il si l'on admet sincèrement que ce 'faire' nous a trahi ?
Que faisons-nous alors?En tant qu'êtres humains, nous pénétrons à présent dans un corridor affolant et claustrophobique se rétrécissant rapidement et nous conduisant à la prise de conscience que toutes nos actions ne nous ont menées qu'au néant.
Actuellement, en tant que collectif, nous en sommes encore à chercher désespérément une alternative que nous n'aurions peut-être pas encore pleinement explorée:
Peut-être que cela pourrait se manifester par une femme forte qui est prête à répondre au téléphone à 3 heures du matin ? Peut-être qu'Elle sait quoi faire?
Peut-être que cela pourrait se manifester par un brave homme au nom bizarre qui va devenir le leader du "monde libre"? Peut-être qu'Il sait ce qu'il faut faire?
Peut-être que cela pourrait se manifester par un ancien secret qui nous sera révélé dans un Best-Seller du New-York Times ? Peut-être y-a-t-il vraiment un livre quelque part qui est susceptible de nous dire quoi faire?
Nous sommes encore collectivement, désespérément, à espérer que le proche futur nous révèlera ce que nous pouvons faire pour nous sauver de ces sentiments de catastrophe imminente et de désespoir.
Bientôt, notre fanatisme religieux pourrait manifester un beau et charmant messie qui nous consolerait de manière trompeuse avec un plan de ce qu'il faut faire pour nous sauver de cet enfer et de cette damnation imminents.
Peut-être "un Sauveur" agira-t-il pour nous?
Peut-être nos puissants complexes militaro-industriels se regrouperont-ils et simuleront-ils un atterrissage d'OVNI, dans une production Hollywoodienne avec de gentils aliens maîtrisant de nouveaux et puissants progrès technologiques et qui nous annonceront: "Nous savons exactement quoi faire pour soulager vos souffrances humaines."
Aussi ridicule que le scénario ci-dessus puisse paraître, tant que nous adoptons le 'faire' comme moyen de réaliser l'ajustement des causes de la nature de notre expérience humaine, nous demeurons susceptibles d'embrasser le bizarre, l'absurde et le ridicule dans une tentative désespérée de faire quelque chose.
Le succès des info-publicités à la télévision sont la preuve de cette mentalité.
Hitler a convaincu tout un peuple qu'il savait quoi faire et les gens ont alors fait ce qu'il leur a dit de faire.
Le président Bush a convaincu toute une nation qu'il savait quoi faire et les gens lui ont permis de faire exactement ce qu'il désirait.
Aux États-Unis, les produits pharmaceutiques tuent plus de personnes que les drogues illégales de la rue car les compagnies pharmaceutiques ont su convaincre avec succès des millions de personnes quotidiennement que leur concoctions chimiques savent quoi 'faire'.
Et maintenant – tandis que les États-Unis abordent une nouvelle élection présidentielle - une fois de plus les masses commencent à se rallier autour de celui qui aura le projet le plus convaincant par rapport à ce qu'il faut faire.
LE CHANGEMENT. . .
YES WE CAN! OUI NOUS LE POUVONS!
(LE FAIRE ou L'ETRE?)
Pourtant, les élections américaines - comme toutes les représentations planétaires politiques - si elles sont remportées sur les billets du 'Faire' - deviendront simplement une nouvelle parade du passage inconscient du bâton-témoin du 'faire' d'une génération d'êtres humains à une autre, un bâton-témoin dans une course de relais humaine dont la seule conséquence seront des manifestations grandissantes de peur, de colère et de douleur.
Pourquoi? Parce qu'il n'y a rien que nous puissions faire pour créer un impact sur la cause de la nature de notre expérience humaine.
A quand remonte la dernière fois que nous avons eu quelqu'un
qui a vraiment été présidentiel ?
A quel moment est-ce que l'essence de la Présidence est devenue
une liste d'actions à accomplir ?
Pendant que nous échouons à créer un impact entre notre état émotionnel non intégré et notre prise de conscience – par le rayonnement de l'être - toutes nos actions (faire) demeurent des expressions inconsciemment conduites à partir d'une souffrance non résolue.
Par conséquent, toutes nos actions continuent d'émaner comme des tentatives désespérées d'endormir et de contrôler notre malaise intérieur.
Lorsqu'un malaise intérieur reste la cause qui nous mène vers l'impulsion, on se retrouve inévitablement dans des manifestations qui propagent le mal-être.
Les impulsions physiques, mentales et émotionnelles générées dans ces circonstances ne peuvent nous aider. L'histoire est la preuve-même dont nous avons besoin pour en devenir conscients.
Quelle que soit la graine dont naît cette impulsion, nous en récolterons les fruits.
Le comportement sans cœur…
Ce n'est que lorsque nous sommes prêts à admettre qu'il n'y a absolument rien que nous puissions faire que nous sommes prêts et désireux à expérimenter la plus puissante force de toute la création – la source de la nature de toutes choses : l'Être.
À l'heure actuelle, à ce moment précis de notre évolution humaine, nous sommes invités à passer avec notre perception de la résonance du 'Faire' vers celle de 'l'Etre'.
Si nous ne pouvons accomplir cette transition, nous n'accomplirons rien.
Les plantes qui ne donnent pas de fruits ou de fleurs sont coupées et jetées sur le tas de compost comme nutriment pour la prochaine saison.
C'est exactement ce que les anciens de nos nations autochtones ont tenté et tentent encore d'apporter à la conscience planétaire.
Cette saison est actuellement en train de se terminer.
C'est le moment de la récolte.
Nous sommes les moissonneurs tout comme nous sommes les fruits et les fleurs de notre expérience qui se déploie.
Nous récoltons en 'Etant', non pas en 'Faisant'.
Au sein de la transition finale du 'Faire' vers 'l'Etre', le point de départ nécessaire se trouve dans le fait de prendre conscience que le corps mental ne peut saisir 'l'Etre'. Il n'a aucun point de référence pour 'l'Etre'.
C'est parce qu'une forme-pensée ne peut pas sentir – elle n'a pas de cœur.
Sans sentiment, il est difficile de percevoir le rayonnement de l'Etre. Être et sentir sont intimement liés.
Parce qu'elle est dépourvue de sentiment, une forme-pensée peut justifier toute forme d'action pour réaliser son intention.
Et, peu importe avec quelle noblesse elle se présente – lorsque le corps mental est considéré comme le point-source de la qualité de notre expérience et lorsque la pensée et les actions qui en ressortent sont adorées comme des moyens de réaliser un véritable changement - l'intention sous-jacente est toujours la même: endormir et contrôler.
Lorsque nous embrassons à tort la croyance que "la pensée crée", nous exerçons ensuite immanquablement nos pensées comme moyen de contrôler et d'endormir la qualité de notre expérience.
Croire que "la pensée crée" conduit toujours à utiliser notre pensée
comme moyen de manipuler notre expérience actuelle.
C'est pourquoi nous expérimentons ces temps-ci un tel comportement sans cœur au sein du monde. Un comportement sans cœur est le résultat d'une impulsion conduite par la pensée sans cœur.
La résonance de la pensée sans cœur se présente toujours comme une réaction de notre état émotionnel non intégré.
La résonance de la pensée sans cœur - et la dynamique qu'elle génère - est toujours une tentative de se sentir mieux – pour ne pas sentir ces états émotionnels non intégrés.
Elle tente de manipuler notre expérience actuelle en faisant d'elle autre chose que ce qu'elle est.
En anesthésiant et en contrôlant de toute les manières possibles la conscience du ressenti de la cause de nos états émotionnels - en essayant par tous les moyens de faire quelque chose pour que nous n'ayons pas à ressentir ce que nous ressentons réellement - nous avons par inadvertance refermé notre capacité à ressentir.
LE CATCH 22 : (paradoxe –situation perdant/perdant) : En agissant de manière à fermer notre capacité de ressentir, nous nous rendons insensibles à la prise de conscience de la cause de notre empreinte émotionnelle à partir de laquelle tout acte a été posé en premier lieu.
Par conséquent, la boucle de perception de l'inconfort vers le 'Faire', puis du 'Faire' de retour vers l'inconfort, continue de génération en génération, devenant de plus en désespérée et destructrice.
Bienvenue sur la planète Terre.
Notre point de libération ...
La conscience 'd'Etre' ne peut émerger d'une action destinée à nous permettre de nous sentir mieux. Cela n'a jamais été le cas et ce ne le sera jamais.
Toutefois, le fait d'identifier où, dans notre vie, nous sommes sans cesse entrain "d'essayer de nous sentir mieux" est la clé pour éveiller la conscience de l'Etre. C'est parce que "essayer de nous sentir mieux" est un indicateur du comportement en surface de la condition imprégnée dans notre corps émotionnel qui est le moteur de nos actions persistantes.
Vu de cette perspective, tout domaine de notre expérience où nous "essayons de nous sentir mieux" devient une invitation directe à éveiller la conscience de l'Etre.
Par conséquent, notre degré de souffrance alimente la résolution de notre dilemme.
La première étape pour alimenter une prise de conscience à travers l'expérience de l'Etre est donc d'identifier où nous essayons toujours d'avoir recours au 'faire' comme moyen de changer la nature de notre expérience humaine - individuellement ou collectivement.
Où, au cœur de notre expérience humaine, essayons-nous sans cesse
de nous sentir mieux?
Quel est l'aspect de notre expérience humaine pour lequel nous sommes incapables de faire quoi que ce soit ?
Poser ces deux questions met en évidence le point potentiel de la libération du 'Faire' vers 'l'Etre'.
Ce peut être l'échec d'une relation par rapport à laquelle nous réalisons qu'il n'y a rien à faire. Pourtant, nous continuons à être dans le 'Faire' pour essayer de nous sentir mieux.
Ce peut être une maladie physique par rapport à laquelle nous réalisons qu'il n'y a rien à faire. Pourtant, nous continuons à être dans le 'Faire' pour essayer de nous sentir mieux.
Ce peut être un état mental de confusion par rapport auquel nous réalisons qu'il n'y a rien à faire. Pourtant, nous continuons à être dans le 'Faire' pour essayer de nous sentir mieux.
Ce peut être une situation de notre vie par rapport à laquelle nous réalisons qu'il n'y a rien à faire, mais nous continuons à être dans le 'Faire' pour essayer de nous sentir mieux.
Lorsque nous nous permettons d'examiner ce dont il s'agit, nous pouvons observer que nous croyons encore vraiment que nous pouvons faire quelque chose à ce sujet.
Cette croyance persistante est manifeste dans le fait que nous y pensons constamment.
Nous l'examinons encore mentalement sous tous les angles.
A travers notre examen mental nous sommes toujours à la recherche d'un 'Faire' qui pourrait être la solution finale à tout malaise que cette situation dégage actuellement.
Nous pouvons encore être entrain de lire des livres dans notre quête de découvrir la réponse appropriée.
Nous pouvons être entrain de lire cette lettre en espérant qu'elle va nous dire ce que nous devons faire.
Nous pouvons former un groupe avec d'autres qui partagent notre délicate situation particulière pour tenter de sentir que nous faisons quelque chose pour l'arranger.
Nous pouvons supporter avec enthousiasme un candidat politique spécifique dans l'espoir que, s'il est élu, il sera capable de faire quelque chose pour nous.Nous pouvons offrir notre allégeance spirituelle à un être humain en particulier - en le plaçant au-dessus de nous comme étant "notre gourou" ou "notre maître" - parce que nous nous sommes amenés nous-mêmes à croire en quelque sorte qu'il a la capacité de faire quelque chose. Peut-être peut-il nous montrer une pratique secrète ou mystique qui nous permettra comme par magie de faire quelque chose ?
Nous pouvons assister à une réunion hebdomadaire dans un lieu où nous prions une statue et lui chantons des chansons qui parlent de sa vie en espérant que la personnalité qu'elle représente va faire quelque chose pour nous. Nous pouvons même manger et boire des substances qui représentent cette statue, estimant que cet acte pourra d'une certaine façon faire quelque chose pour nous.
Pourtant, dans le calme des premières heures du matin – alors que nous nous éveillons du sommeil pour revenir dans l'expérience de ce monde - ou, lorsque nous sommes seuls au cœur de nos réflexions sur notre situation - ou, quand nous sommes couché seul dans notre lit avant de ré-entrer à nouveau dans l'inconscience du sommeil - nous nous débattons et luttons pour empêcher l'avènement d'une terrible prise de conscience :
Nous ne pouvons rien faire pour quoi que ce soit.
Rien de ce que nous avons fait n'a jamais marché.
Le Sentiment Intérieur…
Lorsque nous examinons cette situation difficile particulière - celle à propos de laquelle nous ne pouvons rien faire, peu importe sous quelle forme elle se manifeste au sein de notre expérience - nous pouvons remarquer quelque chose: Elle contient en elle-même le ressenti d'une résonnance inconfortable.
Il y a un aspect de la situation qui nous pousse sans cesse à faire quelque chose pour essayer de nous sentir mieux et qui - malgré toutes nos actions - ne change pas: le ressenti de malaise imprégnant. . . ce sentiment.
Ce sentiment inconfortable.
Ce sentiment que nous ne voulons pas ressentir.
La prise de conscience de la présence de ce sentiment de malaise est notre point potentiel de libération du 'Faire' vers 'l'Etre'.
Ce sentiment de malaise est si puissant qu'il nourrit l'ensemble de nos histoires et de nos actions.
Lorsque nous examinons ce sentiment de malaise nous pouvons même être en mesure de l'étiqueter - "peur", "colère" ou "douleur". C'est un sentiment qui a fait partie de notre expérience humaine aussi loin que l'on puisse s'en souvenir.
Lorsque, enfants, nous étions envoyés à l'école où l'on nous enseignait l'orthographe – l'art de créer des mots - nous avons nommé ce sentiment avec les mots que l'on nous a appris. Nous pouvons maintenant le nommer : "crainte", "colère" ou "peine".
Ou peut-être pouvons-nous maintenant le nommer : "angoisse", "culpabilité" ou "honte".
Ou peut-être pouvons-nous maintenant le nommer : "abandon", "dépression", ou "douleur".
Peu importe comment nous le nommons. La réalité, c'est qu'au fond ce sentiment est une résonnance ressentie - un sentiment qui nous est très inconfortable.
Nous pouvons ne pas vraiment encore nous en rendre compte, mais jusqu'à ce que nous réalisions 'l'Etre' par l'expérience, ce sentiment demeure la cause première qui conduit l'ensemble de nos actions.
Il nous pousse à essayer de nous sentir mieux en nous-mêmes, par rapport à nous-mêmes et par rapport au monde dans lequel nous vivons.
Nous avons conçu beaucoup de scénarios et de schémas qui ont lancé de nombreux organismes, groupes et pénétré dans les relations humaines de nombreuses façons, tentant d'échapper à ce sentiment particulier. C'est le point de départ de tout le chaos et de tous les désastres que nous vivons.
Pourtant, il n'y a rien que nous puissions y faire.
Rien.
Telle est la vérité et connaître la vérité nous libère.
Les histoires que nous racontons ...
Nous nous racontons également beaucoup d'histoires élaborées qui proviennent de notre engagement mental envers ce sentiment inconfortable.
Nous croyons à ces histoires. Nous nous identifions avec elles. Sans elles, que sommes-nous?
Ces histoires sont des ententes mentales concernant la manière dont cette sensation de malaise est arrivée, qui ou quoi l'a causée et qui ou quoi est à blâmer.
La supercherie du corps mental est facile à reconnaître :
Malgré qu'il s'arroge la position de "dieu" dans ce monde, il n'embrasse jamais la responsabilité pour quoi que ce soit.
En ce sens, quand il déclare "La pensée crée", le corps mental raconte aussi des histoires élaborées qui veulent dire "Les autres sont à blâmer pour cette expérience."
Permettre au corps mental de gouverner notre expérience nous a conduits à croire que si nous pouvons comprendre cette sensation de malaise, nous pourrons résoudre l'inconfort qui émane de l'intérieur.
Cette proposition intrinsèquement déficiente nous amène à croire que si nous réfléchissons à notre malaise assez longtemps - si nous l'analysons à fond - nous nous sentirons mieux.
Pourtant, la pensée elle-même n'a pas la capacité de sentir et n'a donc pas la capacité de s'engager consciemment et par conséquent de créer un impact avec le ressenti de cette résonance causale.
La pensée ne peut qu'inspirer des histoires sur ce ressenti et des actes incessants qui créent des situations exprimant continuellement cette résonnance de mal-être à travers des circonstances extérieures de chaos, de conflits et de désastres dans le monde.
La pensée est incroyable ! Lorsque nous l'utilisons dans le but de procéder à un ajustement causal de la qualité de notre expérience, elle nous entraîne dans un labyrinthe.
Ceci n'est pas personnel. . .
Lorsque nous examinons de près le sentiment de mal-être - qui est au cœur de toute incapacité de faire quoi que ce soit - nous pénétrons une révélation plus profonde et fondamentale : Nous réalisons que ce même sentiment émerge dans notre prise de conscience chaque fois que nous plaçons notre attention sur l'un ou sur nos deux parents.
Nous remarquons que nos parents ont ou ont eu leurs propres histoires sur la façon dont ce sentiment inconfortable leur est apparu, sur qui et quoi est à blâmer pour cela et sur ce qu'ils ont alors essayé de faire à ce sujet. Mais eux aussi ne pouvaient rien faire à ce propos. Tout comme cela nous a été transmis par nos parents, de la même manière cela leur a été transmis par les leurs.
Les courants inquiétants de ces résonances ressenties remontent donc à nos ancêtres aussi loin que nous sommes en mesure de le sentir.
Depuis combien de temps avons-nous essayé de faire quelque chose à ce sujet?
Et combien de réussites avons-nous accomplies à travers tous nos actes (faire).
Lorsque nous examinons les échecs de nos relations passées en tant que signatures énergétiques ressenties, nous pouvons aussi accueillir la révélation que ces ressentis de malaise nous renvoient à ces rencontres humaines irrésolues et inconfortables.
En fait, dans tous les aspects de ce que nous considérons comme une manifestation de notre faiblesse humaine - de quelque chose que nous avons fait et qui n'a pas marché - nous découvrons que ce sentiment de mal-être réside en son sein.
Tandis que nous croyons toujours que nous pouvons faire quelque chose à ce sujet,
notre expérience de vie continue à se dérouler comme une manifestation de situations servant de preuve du contraire.
Les Faux Dieux ...
Jusqu'à ce que nous créions un impact avec la cause de cet inconfort - nous continuons à adorer le "faire" comme l'autel sur lequel nous faisons nos prières.
Alors que nous adorons "le 'Faire ' comme moyen d'influer sur la nature de notre expérience de vie", nous vouons par inadvertance un culte à cette signature énergétique inconfortable.
Si nous appelons le sentiment de malaise à propos duquel nous ne pouvons rien faire par le nom de "peur", de "colère" ou de "peine", alors tous nos actes (faire) sont des manifestations de rites et de rituels ne servant qu'à adorer la peur, la colère et la peine.
Chaque fois que nous faisons quelque chose à partir de la peur, de la colère ou de la peine, nous déclarons que ces signatures énergétiques causales sont nos dieux et que toutes nos actions (faire) sont l'expression de l'hommage que nous leur rendons.
Lorsque nous sommes en mesure de prendre conscience de cela, nous pouvons alors voir clairement que chaque fois qu'ils nous amènent à croire qu'il y a quelque chose que nous pouvons faire pour changer notre situation, nos politiciens, prêtres et profiteurs – nos organisations New Age et enseignants "spirituels" - s'inclinent comme des serviteurs de ces dieux.
Entrer dans quelque action (faire) comme moyen de procéder à un ajustement causal sur la qualité de notre expérience, c'est rendre hommage à la peur, la colère et le chagrin et les ériger comme nos dieux.
Aucun de nous n'est innocent de cette allégeance trompeuse, car - tout comme les vampires – à travers l'empreinte énergétique, nous avons tous été mordus comme des enfants par les 'faiseurs'.
Faire est notre nature jusqu'à ce que nous réalisions 'l'Etre'.
Faire est notre Dieu jusqu'à ce que nous réalisions Dieu en tant qu'Etre.
Le 'Non-Faire' ...
Une fois que nous prenons conscience de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons, l'unique impulsion qui nous est utile en tant que moyen d'éveiller le rayonnement de l'Etre est le "Non-Faire".
Le "Non-Faire" signifie toute intention nous aidant à devenir pleinement conscients de l'inconfort qui a été imprégné dans notre corps émotionnel pendant l'enfance. Le 'Non-Faire' est un pont temporaire, une transition, nous responsabilisant pour passer du paradigme du 'Faire' à 'l'Etre'.
Nous n'avons rien à faire pour accomplir 'l'Etre' – seulement défaire.
Nous sommes toujours dans 'l'Etre'. 'L'Etre' est réalisé, pas créé.
Tout ce qui est nécessaire pour réaliser 'l'Etre' est de relâcher les liens inconscients qui nous lient de manière hypnotique par un asservissement inconscient au 'faire'.
En intégrant consciemment notre peur, notre colère et notre peine, la vérité de l'Etre se manifeste spontanément en pleine conscience. Être sans effort se révèle de soi-même lorsque notre attention n'est pas inconsciemment empêtrée dans la toile du 'faire'.
Parce que notre allégeance au 'Faire' comme étant notre dieu est conduite par une tentative d'anesthésier et de contrôler le mal-être émanant de l'état non intégré de notre corps émotionnel, la seule chose nécessaire est d'intégrer cette situation énergétique imprégnée.
Une fois intégrée, il ne demeure que la révélation de 'l'Etre'.
L'intégration de l'empreinte de cette situation énergétique est réalisée en étant Un avec elle sans condition - en y étant présent, pas en faisant quelque chose par rapport à elle.
En étant présent sans condition à notre peur, à notre colère et à notre peine imprégnées, nous réalisons ces résonances énergétiques comme faisant partie de notre 'Etre' et donc nous ne nous sentons plus poussés à faire quelque chose par rapport à elles.
L'Elixir de la Discipline. . .
En abordant la prise de conscience de l'Etre, nous devrions nous souvenir que notre corps mental ne peut l'appréhender.
Il ne peut ni le comprendre ni en saisir le sens et il exige donc une démonstration cohérente des conséquences de l'Etre avant qu'il ne lâche prise sur sa propension obsessionnelle à tout contrôler.
Démontrer c'est "remettre le démon à sa place".
Lâcher prise c'est "la fin du fait d'être certain de quelque chose".
L'Être' ne peut être connu que par l'expérience, non pas compris intellectuellement. Le savoir requiert l'expérience personnelle. L'expérience requiert de s'ouvrir et de permettre l'intégration de la rencontre avec ce que nous cherchons à réaliser sur les plans physique, mental et émotionnel.
La Cohérence ...
S'éveiller à la prise de conscience de l'Etre s'accomplit sans effort. Pourtant, cela exige d'abord l'élixir de la discipline.
Sans la résonance de la discipline, le corps mental impose de manière ignorante son dogme concernant la 'Pensée' et le 'Faire'.
'Penser' et 'Faire' sont la religion du corps mental.
Sans discipline délibérée - sans une démonstration expérimentale cohérente de "l'Etre et de ses conséquences" - nous sommes automatiquement conduits à 'penser' et à 'faire' par le malaise existant au cœur de notre empreinte émotionnelle non intégrée.
C'est pourquoi, pour la plupart d'entre nous, surmonter le règne du corps mental en tant que Dieu, exige d'abord une application délibérée et méthodique du 'Non-Faire'. Cette application du 'Non-Faire' est transitoire et donc temporaire. Mais pour la plupart d'entre nous, il est nécessaire.
Chaque jour (cohérence), nous devrions accorder du temps à ce pour quoi nous estimons que nous ne pouvons rien faire.
Chaque jour (cohérence), nous devrions prendre du temps pour intégrer ce qui alimente le 'Non-Faire' nécessaire à l'expérience de la rencontre avec 'l'Etre'.
Comment Faire Pour Ne Pas Faire ...
Afin d'initier le 'Non-Faire', il nous faut simplement tourner notre attention vers l'intérieur sur le ressenti de malaise par rapport auquel nous ne pouvons rien faire.
Nous portons délibérément notre attention vers l'intérieur sur la résonance du malaise ressenti qui circule dans toutes nos tentatives de nous sentir mieux.
C'est ainsi que nous pouvons aborder consciemment cette résonance ressentie de la causalité :
Nous commençons par placer notre attention sur la situation de notre expérience de vie par rapport à laquelle nous ressentons avoir le besoin ou l'envie d'agir (mais par rapport à laquelle tout ce que nous faisons continue à être un échec).
Nous permettons au corps mental de commencer à raconter son histoire à propos de cette situation. Cela peut commencer par "Ma femme est toujours ...", "Je déteste mon travail parce que ...", "Mon père ne me laisse jamais ...", "J'ai une maladie incurable appelée ...", ou "Peu importe comment je tente de .... "
Peu importe ce qu'est l'histoire. Ce qui importe est que nous nous racontions l'histoire jusqu'à ce qu'elle apporte une prise de conscience sur la résonance de malaise qui lui est associée. Le seul intérêt de "l'histoire" dans le 'non-faire' est qu'elle est un appât pour la conscience piégée dans la résonance ressentie de mal-être.
Peu importe également quels mots nous utilisons pour manifester ce sentiment d'inconfort. Ce qui importe le plus est que nous exercions consciemment notre prise de conscience afin de déterminer où nous le sentons. Ce sentiment inconfortable est ancré quelque part dans et autour de notre corps physique.
Au moment où nous identifions où cela se passe, nous commençons à y être présents.
Etre Présent Sans Condition ...
Maintenant, c'est à ce point précis dans notre discipline du 'non-faire' que nous allons appliquer l'aspect le plus crucial de toute cette approche, à travers l'expérience de la prise de conscience de 'l'Etre':
Nous ne devons pas être présents à la cause de cet inconfort pour quelque raison que ce soit.
Nous ne devons pas être présents à cette résonance ressentie pour accomplir quelque chose.
Nous ne devons pas y être présents "pour guérir", "pour changer", "pour transformer", "pour se sentir mieux", "pour évoluer", "pour soigner", "pour savoir", "pour comprendre" ou même " pour réaliser quelque chose".
Etre n'est pas "un moyen pour parvenir à ses fins".
Être est le moyen et la fin.
Nous sommes présents au ressenti de cette résonance car Etre est la véritable origine de tout ce qui est – et n'est pas.Nous sommes présents avec cette résonance "parce que – c'est ainsi."
Nous sommes présents à la cause d'origine parce que 'Etre' est la cause originelle.
Nous sommes présents à cette résonance inconfortable parce que 'Etre' présent est l'origine.
Nous ne nous engageons pas dans 'L'Etre' comme moyen "de faire". Sinon nous nous engagerions dans un autre 'faire' déguisé en "un acte pour 'être'".
Nous sommes présents à la cause d'origine d'une situation à travers la connaissance du fait qu'il n'y a rien que nous puissions faire qui puisse créer un impact sur cette résonance ressentie que de diriger sur elle le rayonnement de l'Etre inconditionnel.
Aucun Point de Référence...
Alors que nous dirigeons l' "Etre sans condition" sur la cause d'origine de notre malaise, il y a des conséquences.
L'une des conséquences est que le corps mental essaie d'intervenir. C'est parce qu'il ne peut appréhender l'Etre.
En nous concentrant sur notre malaise intérieur – tout en dirigeant le rayonnement de l'Etre sans condition – observez la manière dont le corps mental cherche "une destination", ou "un baromètre de la réussite" ou "un point de référence" par lequel "les résultats peuvent être mesurés ".
Observez la manière dont il demande: «Quel est le but de ceci?", "Qu'est-ce que cela accomplit?", "Qu'est-ce qui est censé se passer?" et "Comment est-ce cela va se réaliser ?"
Le corps mental ne peut pas s'aider lui-même!
Observez cette activité mentale mais ne la combattez pas et ne l'entretenez pas. Si nous agissons ainsi, cela va nous conduire à faire quelque chose.
Il vous suffit d'être présent à cette signature énergétique inconfortable sans rien anticiper, sans raison particulière, sans espoir de quelque résultat que ce soit.
Ne soyez même pas vous-même un moyen de réalisation.
Soyez, simplement.
Etre et ses Conséquences…
Cette rencontre quotidienne avec l'état "d'Etre sans condition" est la première étape vers l'éveil de la résonance authentique de l'amour inconditionnel.
Tant que nous sommes des 'faiseurs', nous supposons que l'amour inconditionnel est quelque chose que nous faisons aux autres. Cela n'est pas vrai.
L'amour inconditionnel ne s'éveille véritablement qu'à travers la résonance du fait :
d'Être avec nous-mêmes tels que nous sommes
sans imposer aucune condition à l'Etre.
Ce n'est que lorsque nous sommes capables d'être avec nous-mêmes de cette manière que nous sommes vraiment en mesure de rayonner 'l'Etre' sans condition au sein de toutes nos rencontres.
Parce que le corps mental n'a pas la capacité d'appréhender la nécessité d'Etre, il est vital de nous réserver un espace/temps chaque jour pour Etre sans condition avec cet aspect de notre expérience par rapport auquel nous ne pouvons rien faire. La cohérence est essentielle.
Lorsque nous rayonnons régulièrement l'état 'd'Etre' sur le point d'origine de nos actions (faire) - sur notre ressenti d'inconfort intérieur - nous offrons à notre perception mentale la possibilité de percevoir par l'expérience la connection entre "Etre et ses conséquences."
Cela n'exige pas une énorme quantité d'informations cohérentes, délibérées et inconditionnelles de l'Etre pour réaliser les conséquences.
Expérimenter 15 minutes l'état d'Etre sans condition, régulièrement, chaque jour, dirigées sur la cause de notre ressenti de mal-être,
accomplit plus que tous nos actes incessants.
Le corps mental ne peut saisir cela, mais par la cohérence ce fait devient évident et indéniable.
Etre présent à notre ressenti intérieur de mal-être sans condition signifie contenir ces signatures énergétiques inconfortables au lieu de leur permettre de nous conduire dans des histoires qui incitent plus d'actions encore pour essayer de se sentir mieux.
Au lieu de les projeter vers l'extérieur dans le monde, nous les assimilons de manière inconditionnelle au plus profond de nous-mêmes.
Assimiler consciemment les ressentis de ces signatures énergétiques nous permet de commencer à intégrer la peur, la colère et le chagrin. Tandis que nous intégrons ces résonances, nous nourrissons notre capacité à réaliser 'l'Etre'.
L'assimilation anime l'état d'Etre.
Etant donné que l'assimilation est animée, les conditions de notre vie le sont aussi.
Grâce à cette cohérence ceci est inévitable et indéniable.
La Véritable Alchimie...
En appliquant régulièrement le rayonnement de l'Etre, sans aucune condition, jusqu'au point d'origine de notre ressenti d'inconfort, nous commençons peu à peu à prendre conscience de la manière dont nos conditions de vie s'ajustent naturellement - sans que nous n'ayons à faire quoi que ce soit par rapport à elles.
Ce moment d'Etre sans condition est l'alchimie qui transforme le métal de base en or - qui transforme les souffrances apparemment sans fin en une expérience de réalisation de la paix.
Par la cohérence - à travers les conséquences physiques, mentales et émotionnelles du rayonnement de 'l'Etre' sans condition – nous commençons peu à peu à apprécier la résonance de l'Etre, au-delà et par-delà le 'Faire' en tant que moyen pour créer un impact sur l'origine de la nature de notre expérience.
Cette transition est graduelle, naturelle et lorsqu'elle est régulièrement explorée, elle est inévitable et incontestable.
En conséquence, une transformation se déroule naturellement au sein de la résonance de notre expérience de vie:
Nous créons de moins en moins d'impulsion comme moyen de faire
quelque chose à propos de notre souffrance
et de plus en plus d'expressions spontanées de l'Etre.
L'impulsion émanant comme un rayonnement de l'Etre ne propage pas la souffrance,
il la démantèle jusqu'à sa source.
Cette transition est graduelle, continue et se fait sans effort. Cette transition se déroule en démontrant constamment la valeur de l'Etre à notre corps mental afin qu'il puisse simultanément renoncer peu à peu à son contrôle.
Comme l'état d'Etre mûrit par l'assimilation de l'alimentation requise - par l'assimilation consciente et sans condition de la peur, de la colère et de la peine - nous portons les fruits d'une présence de plus en plus grande au cœur de chaque facette de notre expérience de vie.
Au lieu de faire les choses pour essayer d'être présents,
nous nous réalisons en étant la présence au sein de toute activité.
A ce stade, notre pratique consciente du "Non-Faire" est un lâcher-prise qui s'accomplit par nécessité. Le 'Non-Faire' devient notre façon d'être. Nous sommes passés de l'humain qui 'Fait' à l'humain qui 'Est'.
Alors, nous percevons le monde à travers l'œil de l'Etre - non pas par les yeux du 'Faire'.
Alors, le monde se transforme devant nous – grâce à nous.
L'Œil de l'Etre ...
Jusqu'à ce que nous activions 'l'Etre' comme point d'origine de notre expérience humaine, nous croyons que Dieu est "un être" – un individu, une entité conduite par la personnalité, qui fait des choses. Nous tendons donc vers Dieu comme "moyen de faire quelque chose."
Pour un 'faiseur' Dieu est '"quelqu'un qui fera quelque chose."
Pourtant, lorsque nous réalisons 'l'Etre' comme l'origine, nous réalisons que Dieu n'est pas "un être" – pas un nom. Nous réalisons Dieu en tant 'qu'Etre' – en tant que verbe.
Chaque fois que nous sommes sans condition - chaque fois que nous sommes "simplement parce que nous sommes" - Dieu coule au milieu de nous comme la conscience qui tisse chaque fil sur le métier à tisser que nous appelons le moment présent.
Jusqu'à ce que nous puissions transiter du 'Faire' vers 'l'Etre' en tant que point d'origine de la nature de notre expérience, nous demeurons dans le 'faire' en nous tournant vers Bouddha ou Jésus-Christ. Pour un 'faiseur' ils apparaissent comme des "êtres qui font quelque chose".
Lorsque nous sommes des 'faiseurs', ce que ces êtres ont fait a une grande importance pour nous et il nous apparaît donc fondamental que nous fassions de même à notre tour afin d'atteindre la libération.
Par conséquent, nous les percevons comme des 'êtres' et nous étudions leurs actions.
Et alors nous passons complètement à côté - complètement.
Néanmoins si nous transitons du 'faire' vers 'l'être', nous réalisons la portée de leur 'Etre'.
La statue de Bouddha conduit "un faiseur' à être fasciné par la posture, les vêtements et l'expression sur le visage de Bouddha. En tant que 'faiseurs' nous nous demandons alors : "Que puis-je faire pour être comme Bouddha?"
Néanmoins, lorsque nous percevons Bouddha à travers les yeux de nos actions, nous passons à côté à chaque fois.
Nous passons à côté à chaque fois car le Bouddha "est Etre" - non pas "un être".
Lorsque nous rayonnons 'l'Etre' sans condition - peu importe ce que nos actes peuvent être à chaque instant - nous sommes Bouddha.
Lorsque nous portons notre regard vers Jésus en tant que Christ sur la croix à travers les yeux du 'Faire', nous nous demandons ce que nous pouvons 'faire' pour accomplir ce qu'il a 'fait'.
Nous nous demandons:
"Est-ce que nous devons nous enfoncer des clous dans les mains?"
"Est-ce que nous devons nous engager et de quelle manière pour accomplir des actes de charité ?"
"Est-ce que nous devons aller guérir les malades?"
Et de cette manière nous ratons le coche - complètement.
La réalité de Jésus en tant que Christ est qu'il n'est pas "un être".
Le Christ est la conscience "d'Etre sans condition".
Lorsque nous "sommes sans condition", nous sommes le Christ.
Réaliser l'Etre ...
Si nous sommes encore alignés avec le 'faire' comme moyen de procéder à un ajustement avec la nature de notre expérience actuelle, nous pouvons lire cette lettre et supposer que nous comprenons ce qui est communiqué ici.
Nous pouvons croire que nous "comprenons la nécessité d'appliquer le rayonnement de l'Etre"
Toutefois, jusqu'à temps que nous nous offrions régulièrement à nous-mêmes la possibilité "d'Etre présent au point d'origine de notre ressenti d'inconfort, sans aucune condition" – nous retardons la réalisation de l'Etre.
Et jusqu'à tant que nous réalisions 'l'Etre' par l'expérience, nous continuons instinctivement "à faire" comme moyen d'ajuster la nature de notre expérience.
Heureusement, notre multivers est empli de grâce et de compassion. Il propose en permanence des expériences individuelles et collectives par rapport auxquelles nous ne pouvons rien faire.
Observez notre monde actuel:
Que pouvons-nous faire concernant la pollution?
Que pouvons-nous faire concernant la guerre en Irak?
Que pouvons-nous faire concernant la pauvreté en Afrique?
Que pouvons-nous faire concernant l'accélération des changements climatiques?
La vérité est – Rien. L'histoire en est la preuve pour tous ceux qui veulent bien en prendre conscience.
Ces situations sont toutes les fruits de notre prosternation devant le 'faire' en tant que moyen d'accomplir des changements dans la qualité de notre expérience humaine.
Toutes ces manifestations de catastrophes imminentes sont les résultats du fait que nous nous inclinons par inadvertance devant la peur, la colère et la douleur comme devant des dieux que nous servons.
Ce n'est que lorsque 'l'Etre' sans condition est embrassé par l'expérience en tant que point d'origine de la nature de notre expérience individuelle - et donc collective – que nous créons un véritable impact sur ces situations difficiles.
Ces situations difficiles sont toutes des cadeaux qui nous sont apportés afin que nous puissions réaliser la vérité de ce que nous sommes et de ce que Dieu est pour nous. Elles n'ont pas lieu afin que nous puissions découvrir des méthodes plus élaborées pour "faire quelque chose pour nous sentir mieux."
'Etre' est le seul rayonnement qui crée un impact authentique
sur l'origine de la nature de l'expérience humaine –
Jusqu'à ce que, grâce à une application régulière et disciplinée du 'Non-Faire', nous nous proposions à nous-mêmes la possibilité de recevoir par l'expérience la révélation de 'l'Etre', alors, nous continuerons à essayer de 'faire' quelque chose.
Qu'il en soit ainsi.
Profondes pensées,
Michael.
Michael Brown ©
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